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Prénom DC et d'ailleurs
Age 24
But du voyage Expatriation
Date de départ 02/08/2007
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Durée du séjour Qui sait?
Nationalité France
Description
Note: 4,8/5 - 78 vote(s).


Pays visité(s) :

Tous
Etats-Unis d'Amérique (Carte)
Italie (Carte)

La Dolce Vità?

 20-05-2008 -  Italie

Après ma petite excursion au lac de Côme, la Toscane. Départ pour un petit roadtrip de quatre jours avec des collègues. Pour l’occasion nous avions donc loué un carosse Opel Zaphira : certainement LA voiture des papas trentenaires (amateurs de sièges-enfants et de petits pots Blédina*) en concurrence avec la Scénic pour sa tenue de route digne d’une Fiat 500 et son confort légendaire.

Tout a donc commencé par un départ en fanfare sur l’autoroute et un premier arrêt au péage. Arrêt forcé du à une boulette du conducteur, dont je tairai le nom afin de ne pas nuire à son intégrité. Arrêt donc suivi d’une marche arrière au péage pour s’être engagé sur la file « Télépéage »… Je vous passe donc le gag des voitures nous suivant et le semi-remorque devant reculer au péage afin de nous permettre de changer de file… mythique, on a quand même eu assez peur pour nos vies, quelle que soit leur valeur. Bref, on a donc fini par arriver à Florence dans notre relais & château sur la petite colline face à la ville et à son fameux Duomo. Heureuse surprise, l’endroit était absolument magnifique, le salon avec ses tables pour jouer aux cartes, le feu de cheminée, etc. Un régal pour nos yeux et surtout pour apaiser nos esprits suite à 300km de routes italiennes sur lesquelles le mode de conduite est le freestyle le plus complet, les italiens étant partagés entre deux complexes, celui de la file de droite, et celui de l’excès de fierté.

Oui, complexe de la file de droite, tous les conducteurs voulant être sur la fille de gauche. Et fierté, car l’italien n’aime pas être doublé, oh non, il n’aime pas ça. Le pire parait-il est à Naples, je n’ose même pas imaginer…

Petit tour de reconnaissance dans cette ville où il faudrait beaucoup plus qu’un jour pour espérer en avoir fait le tour. C’était donc un petit repérage des endroits à aller voir lors de notre prochaine visite. Tout de même, avons fait une visite du Duomo et sommes montés en haut du dôme en question. Le parcours pour y monter est d’ailleurs assez acrobatique ; l’architecte de l’époque n’ayant pas prévu qu’on y ferait des visites quelques années plus tard… Scandaleux.

La vue y est magique, vous pourrez le constater en voyant les photos sur mon site Picasa si vous allez y faire un tour. Cette ville semblait alors regorger de tout ce dont il manquait à Milan. Des rues vraiment anciennes avec de beaux immeubles. N’étant pas encore ou presque sorti de Milan, je n’avais encore que l’image de cette dernière dont l’architecture est lamentable hormis dans centre-ville historique.

Ces rues étaient accompagnées de petites places avec des églises assez improbables, en bref, je trouvais Florence très belle, admirant l’omniprésence de la Renaissance. Le tour de Florence que nous avons fait était assez partiel j’en conviens mais je ne pouvais pas imaginer changer d’avis un instant. Après avoir vu Milan, Côme et Florence, j’étais en mesure de dire que Florence était la plus belle vie d’Italie que j’avais vu.

Surprise lorsque arrivé à Sienne, je découvre une ville à dominante médiévale et non plus renaissance comme Florence. Alors que Florence était dans les tons jaune pierre, Sienne est tout simplement couleur… sienne. Essentiellement construite en briques, elle a intégré de façon incroyable la vie contemporaine. Du centre-ville émane une dynamique et une énergie étonnante. On a donc sacrifié à la tradition régionale et sommes entré dans un petit restaurant où l’on mangeait du sanglier. Un vrai bonheur. Arrivé le soir, nous avons donc fait une première visite de nuit ce qui finalement est génial pour découvrir une ville. On voit ainsi sa vie et son atmosphère d’une façon différente. En fait, nous avons procédé comme ça pour presque toutes les villes où nous sommes allés. Une immense place en croissant de lune abrite une église hors du commun. Nous sommes donc encore une fois montés en haut de son clocher. On aime bien ça les clochers. De là haut s’affichent à perte de vue les paysages de Toscane ; petites collines dont les hauts plateaux sont le refuge de villages où les églises sont manifestement plus nombreuses que les écoles. Le ciel couvert de nuages épais nous a offert un échantillon unique de lumières et de reflets sur les différentes collines entourant Sienne. Nous avions un instant pensé que le manque de soleil étant une grande perte pour notre voyage, et bien c’était une grave erreur. La richesse des éclairages à travers les nuages était au final bien plus intense qu’un ciel du bleu le plus uniforme.

J’ai tellement de retard que je ne me souviens même plus très bien de tout ce que nous avions fait ensuite, hormis être resté hébétés par la beauté de cette ville.

 

Direction Montepulciano, petit village producteur d’un des vins les plus fameux d’Italie. Pour s’y rendre, plus d’une heure de route de campagne sur lesquelles hormis une voiture, nous n’avons croisé que des faisans. La route était une attraction en elle-même, par la diversité des paysages qu’elle nous offrait, les couleurs variant du jaune au vert anglais et à l’émeraude. Incroyable. Trouvant la route un peu longue, nous nous sommes mis en quête d’un endroit où manger. Pas facile perdu au milieu de la campagne toscane. Pourtant, après avoir suivi une mini pancarte nous avons trouvé, logé au milieu d’un champ d’oliviers, un agriturismo hors du commun où nous avons pu déguster de la charcuterie et du fromage avec du miel. Une grande découverte culinaire. Je vous épargne nos discussions avec Abricot, le cheval du coin et notre débat sur la piste d’atterrissage pour hélicoptère, cet endroit nous a retenu bien plus longtemps que prévu. Malgré les réticences de certains, nous avons finalement repris la route pour Montepulciano où pour tout dire, nous avons été assez déçu. Il faut dire que nous arrivions avec nos impressions sublimées de Sienne et de l’agriturismo. Ce village si fameux pour son vin est finalement assez décevant. Rien d’extraordinaire, ce n’est au final qu’un petit village médiéval sans cachet.

Heureusement, Montalcino où nous nous sommes ensuite rendu a largement relevé le niveau. Encore une fois, notre visite de nuit nous a donné une idée unique de ce village médiéval. Peut-être est-ce du au fait que nous ne nous y soyons pas rendu pendant une période touristique, ou tout simplement parce qu’il était entre minuit et trois heures du matin, mais ce village nous a semblé déserté, presque abandonné. Cette impression d’être seuls dans la ville était géniale ! Au-delà du fait de ne croiser personne, nous avons surtout pu profiter des terrasses de café désertes à cette heure.

Courageux à un point que vous ne sauriez imaginer, nous nous sommes promenés dans la campagne le lendemain matin dès 7heures, espérant voir le lever de soleil. Seul problème, ce dernier semblait avoir décidé de se lever bien avant 7 heures. Quoiqu’il en soit, nous avons profité des paysages et lumières sublimes. Encore une fois, regardez les photos !

 Ces épisodes commençant à remonter à plus d’un mois, j’ai fait la version courte comme vous pouvez le constater. J’ai zappé les différents arrêts dans des châteaux sur le bord de la route, etc. Jetant un coup d’œil aux photos, je constate même que j’ai loupé une des étapes capitales du voyage. San Gimignano, certainement un des petits villages médiévaux les plus connu du coin. Pour preuve, même perdu au milieu de la campagne toscane nous avons du subir les cars de japonais… Si si, je vous assure.

 

Chose capitale pour le développement de la Toscane, la construction de tunnels sur les routes. Oui, je sais, je passe un peu du coq à l’âne mais je vous avais prévenu, je suis mes idées, quelque soit leur ordre. Donc, pour se rendre en Toscane depuis Milan, nous avons bien du passer sous une centaine de tunnels permettant de traverser ces fameuses collines. Pour tous ces tunnels, un grand merci aux subventions de l’Union Européenne sans lesquelles la Toscane serait encore aujourd’hui difficilement accessible. Tout ceci me fait repenser à l’expression de notre cher Metternick parlant de l’absence d’unité du territoire et du peuple italien précisant que « l’Italie n’est qu’une expression géographique ». En gros, l’Italie serait un état mais pas une nation ; question que l’on peut encore se poser aujourd’hui je pense. La construction de tunnel n’étant pas suffisante pour créer une unité de son peuple et dans son désir de vivre réunis. La Liga Nord souhaitant la séparation du nord et du sud de l’Italie est bien là pour en témoigner.

 

Pour ne pas rester trop longtemps à Milan, ma route ne s’est pas limitée à la Toscane, mais s’est poursuivi le week-end suivant par un tour intégral et mémorable du lac de Côme, puis par une visite de Gênes, ville qui ne mérite pas qu’on lui accorde davantage de temps que celui de prononcer son nom. Remercions néanmoins la Grande Punto qui a été notre fidèle étalon pendant ce week-end !

Enchaînons donc sur le Lac de Garde qui a lui seul dépasse nombre d’endroits soi-disant magiques de la côte d’Azur. C’est un lac mais on parvient assez facilement à l’oublier lorsque l’on ne voit pas l’autre rive. Oui, car mister Lac est large, très large, 46kmx17km aux endroits les plus larges. Je vous laisse vous faire une idée. Contrairement au Lac de Côme dont les rives sont impraticables autrement qu’en voiture, le lac de Garde est fait pour se promener. Ses rives sont aménagées en promenades bordées de cafés, restaurants et autres boutiques. Les petits villages de Salò, Sirmione ou encore Lasize sont absolument magnifiques, presque immanquables. Ce sont cependant des villages dont la visite est impossible sans voiture. Heureusement, nous avions pensé à louer THE voiture, une Lancia Epsilon. Après avoir visité quelques villages sur les rives est et ouest du Lac, nous sommes donc allé à Vérone, distant d’une vingtaine de kilomètres à peine.

Concernant Vérone, j’aurai du mal à tarir d’éloges. Ville de Roméo et Juliette ok, mais pas seulement. Encore une fois, c’est une ville riche d’architecture, partagée entre moyen âge et renaissance, entre l’art antique et sa reproduction postérieure et le contemporain. Les arènes romaines de la ville sont fameuses notamment en raison de leur utilisation continue jusqu’aujourd’hui. Petits roublards que nous sommes, nous avons intégré un groupe de personnes âgées français afin de bénéficier du tarif groupe pour la visite de l’arène. Pas bête la guêpe. Il y aurait tant et tant à dire sur cette ville, sur l’histoire même, sur Roméo et Juliette, sur le fameux balcon qui date du milieu du XXe, sur les tags enflammés d’amoureux qui envahissent les murs (les tags, pas les amoureux), sur le manque d’inspiration du ce cher Shakespeare qui n’a fait que réécrire une histoire inventée bien avant lui… Clément que je suis, je vous épargne cette peine, la description n’étant ni mon fort ni ma passion comme vous pouvez vous en douter.

 

* Non, je ne suis pas rémunéré pour cette publicité gratuite !


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Milan, me voici !!

 27-04-2008 -  Italie
A la demande général, sous les applaudissements du maître du jury (moi-même), et en retard de quelques mois déjà, voici donc la nouvelle cuvée de D’ici et D’ailleurs !

Non, je n’avais ni été enlevé par les FARC ni pris en otage par un groupuscule se réclamant de la Padania. Mais me voici donc, plus vaillant que jamais, en direct de Milan et pas seulement car je compte bien en sortir le plus souvent possible. Le monde est à moi !!! hum… Je m’emballe peut-être un peu. Disons que l’Italie est à moi !

 

Me voici donc, arrivant à Milan. Non, en fait, ça commence bien avant.

Avant d’arriver j’ai du partir. Tout débute avec la préparation de mes 12 702 tonnes de bagages.

A moins que ça ne soit encore avant. Finalement, tout a peut-être débuté au moment de franchir le seuil de la porte de mon recruteur. Enfin, c’est confus tout ma tête ; une sorte d’auberge espagnole. Tout a donc débuté, à un moment ou à un autre.

Toujours est-il que j’arrive à l’hôtel Missori. La banque dont je tairais le nom, pour ma sécurité personnelle, et surtout aux fins d’éviter une fin de contrat prématurée (due aux dérapages volontaires qui risquent de suivre), a eu la bonne idée de me trouver un hôtel à 500 mètres du Duomo. Pour les non-initiés, la cathédrale. Ayant renoncé pour de bon au camping, j’étais donc sensé avoir le temps de trouver un logement digne de ce nom. Je vous épargne les visites que je n’ai pas effectué, j’ai trouvé par l’intermédiaire d’un collègue un appartement situé Corso Sempione, à deux pas du plus grand parc de la ville (pratique si je parviens un jour à me remettre à courir), proche des transports, et surtout de quelques-uns des aperitivi les plus en vue. Oui, parce qu’il faut bien parler des choses qui intéressent vraiment. Sur l’Italie, les questions qui me sont posées tournent autour de trois thèmes différents :

-          les aperitivi ;

-          les italiennes ;

-          les italiens.

Bizarrement, le premier de ma liste n’est pas celui des trois qui fait le plus souvent l’objet de questions. Je laisse libre cours à votre imagination sur ce sujet.

J’avais donc commencé en parlant des aperitivi. Je préfère d’ailleurs vous prévenir de suite, cette année il va falloir suivre. L’organisation de mes idées ressemble à s’y méprendre à l’imbroglio d’un plat de spaghetti. Quoique, c’est peut-être pire.

Les aperitivi donc. Concept purement italien qui consiste à commander une boisson et à profiter de buffets de tapas, plats de pâtes, etc. mis à disposition par le bar. Tout le talent consiste à trouver l’endroit où l’aperitivo sera de qualité en prenant en compte des critères aussi subjectifs que l’ambiance, la qualité des tapas, les cocktails, la localisation, les prix, etc.

M’étant dédié corps et âme à cette mission, qui tout compte fait, n’entre pas vraiment dans le cadre de mon contrat de travail, je pense désormais avoir trouvé quelques repères sûrs…

 

Où en étais-je ? J’ai donc été logé pendant une vingtaine jours dans ce fameux hôtel. Appréciable certes, mais finalement, c’est aussi pas mal d’avoir un vrai home sweet home, de ne plus être coincé entre deux valises… Quoique, on se fait vite au service de chambre.

Mais je cafouille, il s’agit exactement de la période intéressante mais l’hôtel est sans intérêts.

L’arrivée dans une ville consiste en de nouvelles découvertes, de nouveaux émerveillements mais également de nouveaux a priori. Naissent alors des clichés qui disparaîtront au bout de quelques jours, voire quelques semaines. Des clichés sur les italiennes. Sur les italiens aussi. En fait, ces derniers clichés n’ont pas forcément disparu. Le terme cliché consiste peut-être même en un abus de langage.

Les émerveillements alors ? Dans ma façon de voir la vie, eux cessent rarement. C’est triste de dire que Marcel Gauchet devait être visionnaire lorsqu’il parlait du Désenchantement du monde dès 1985. Disons que je suis resté avant 1985. A l’époque où le monde avait encore l’espoir de pouvoir être enchanté.

Je m’émerveille donc devant les petites églises découvertes au détour d’une ruelle pavée, devant les places fleuries de glycines, les terrasses ensoleillées où s’installent des artistes peintres. Et peste contre les touristes qui annihilent le calme et le charme de ces lieux de mémoire en les transformant en boulevard où crépitent les flash, les expressions japonaises et le mauvais anglais des guides.

Comment ? J’en suis moi aussi ? Pas vraiment en fait. Du moins, pas au sens où je l’entends. Le tourisme est une sorte de passage ; moi je veux vivre la ville davantage que la voir. Voir une ville sert-il à la connaître d’ailleurs ? Alors, comme d’ordinaire, une multitude de réflexion viennent sourdre dans mon esprit et je pense à trop de choses pour les exprimer toutes.

 

Reprenons avant la digression initiale. Je suis donc arrivé à Milan le 3 mars. Tout s’enchaîne alors très vite. Le travail, un supérieur italien polyglotte, des collègues italiens, trois français, un administrateur délégué digne d’un personnage de bande dessiné ; des sourires en perspective. Par où initier une brève description ?

Mon chef. Ayant travaillé en Amérique du sud pendant quelques années, en particulier en Argentine, il ne rêve que d’une chose : repartir. Malgré son genre « travailleur acharné », il n’a pas réussi à dissimuler longtemps son côté « je suis un italien, un vrai ».

Dix jours après mon arrivé, j’ai demandé mes premiers jours de congé. Très subtile, expérience que je recommande fortement. Il me répond donc que ce n’est pas possible, à moins que ce ne soit pour apprendre l’italien avec l’italienne. Ce n’était pas vraiment mon choix initial… J’avais planifié un séjour en Toscane. Quatre petits jours de rêve mi avril. Récit à venir. Milan possède l’incroyable chance d’être situé avantageusement au cœur de l’Europe ou à tout le moins, de l’Italie. Tant de villes y sont près que je pense passer une bonne partie de mon temps à voyager, entre deux jours de travail.

30 minutes du Lac de Côme,

30 minutes de Vérone, Bergame, Monza, Parme et une multitude d’autres petites villes de charme ;

Moins de 2h de Turin, Gênes, Bologne, Venise, Florence, Berne (en Suisse…), Nice (Nizza pour les intimes)...

Je parlais donc de mon chef. Un petit séjour imprévu à l’hôpital nous a forcé à travailler directement avec l’Administrateur Délégué, ce qui n’a pas forcément été de tout repos mais a été et est toujours une expérience incroyable. Du grand art qu’il s’agirait presque de filmer ou à tout le moins, d’enregistrer. Je vous épargne cela pour l’instant, les choses plus intéressantes sont les villes.

 

Il Laggo di Como

 

Avant de partir pour la Toscane, ma route s’est donc dirigée vers le Lac de Côme. Idéaliste et traditionaliste extraverti, je pensais qu’il s’agissait encore d’un petit village lacustre, peinant à avoir des contacts avec le reste de la région. Hum, comment dire. Je me suis un peu fourvoyé. Comme quelques villes italiennes que j’ai découvert depuis ce moment là, la ville est en fait scindée en deux parties. La partie historique et la partie contemporaine. La partie historique garde presque cette âme de village se reflétant dans le lac. Comme dans à peu près toutes les villes italiennes, il y a une place Cavour, qui à Côme est la place centrale de la ville. Marchés d’artisans locaux, boulangers, producteurs de saucissons, etc. Ici, comme vous pouvez allègrement vous en douter, rien n’est fait pour le touriste. La proximité de la Suisse (Lugano en particulier) et la modestie de leur pouvoir d’achat en fait donc un lieu peu prisé…

En revanche, dès la sortie de la ville et le contournement du lac par la rive ouest, la dimension touristique s’estompe peu à peu au profit de panoramas magnifiques, de villas avec accès direct sur le Lac. Ici se mêlent palmiers, sapins, magnolia… Le microclimat ambiant favorise une végétation luxuriante (ça fait un peu phrase de guide touristique, non ?), et malgré la proximité des montagnes (rappelons que Côme est située en fond de vallée, sur les festons sud des Alpes Suisses), la température ne descend jamais en dessous de zéro. Pour faire dans le culturel et sortir des considérations purement péremptoires sur les clichés italiens, sachez chers lecteurs passionnés que le Lac de Côme est le lac le plus profond d’Europe avec plus de 410 mètres de fond. Ça vous en bouche un coin, hein ? Ou pas.

Expérience inédite s’il en est, l’ascension du Monte Bisbino. À ne faire sous aucun prétexte !! Pour cet échec retentissant, je tiens à remercier haut et fort le Guide du Routard qui précisait, dans une envolée lyrique qui ne sied résolument pas au cas présent, qu’il ne fallait « manquer sous aucun prétexte cette route panoramique de 17 kilomètres… » Durant la montée, disons plutôt l’ascension, j’ai bien dû maudire l’auteur de cette recommandation sur 47 générations et souhaiter brûler ce guide une demi-douzaine de fois. Je plante le décor. Une route d’une largeur douteuse (une largeur peut-elle vraiment être douteuse ?), permettant tout juste le passage d’une voiture. Seul hic, cette route est en double sens. Je vous épargne donc les marches arrière en montée pour laisser passer le véhicule venant en sens inverse, les virages dignes d’une attractions du parc Astérix, etc. Aller, soyons généreux, disons que sur les trois premiers kilomètres la route offre en effet un panorama digne d’une carte postale, mais en vrai. Ensuite, le paysage disparaît au profit de la brume et de la forêt dans laquelle on s’enfonce peu à peu.

Arrivé au sommet, une surprise de taille (j’exagère peut-être un peu), la neige nous attend. Hormis le Santuario della Beata Virgine situé à 1325 mètres d’altitude, circulez, il n’y a rien à voir. Prochaine étape, la décente. Heureusement que je suis couvert par Europ’ Assistance. Quoique, je ne suis même pas sûr qu’ils couvrent ce genre d’endroit.

Comme je vous l’avais annoncé, la frontière Suisse est vraiment proche. Pour la petite anecdote, parfaitement inutile j’en conviens, parvenu au sommet mon téléphone est passé sur un opérateur suisse.

Le Lac de Côme, qu’est-ce donc ? Des paysages de toits ocre rouges, de murs ocre et de clochers qui se reflètent dans les eaux du lac. MA-GNI-FIQUE.
 

Prochaine étape, la Toscane.


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Washington Monument

 06-12-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

Un obélisque pas comme les autres... creux!

Les explications vous parviendront peut être dans un autre post, la paresse me gagne...

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Roadtrip

 26-11-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

Vivre à DC peut donner l’impression de réaliser de formidable voyages en l’espace de quelques jours seulement. Du fait que Washington soit une ville-district, à peine sorti de la ville on se retrouve propulsé dans un autre état, la Virginie ou le Maryland pour les deux plus près. Un autre état soit, mais ce qui surprend vraiment c’est la diversité des paysages. A peine une demi-heure de voiture suffit pour se retrouver en pleine forêt, comme perdu au milieu de nulle part sans aucun indice permettant de savoir que la capitale du pays est toute proche.

Great Falls Park, Virginia

Notre petite bande de joyeux lurons s’est donc rendue à Great Fall Park en Virginie, à l’ouest de DC. C’est un park naturel ayant pour principal attrait ses forêts et surtout les fameuses chutes du Potomac comme sont nom l’indique. Paysage torturé, cours d’eau accidenté, on a peine à croire que la ville est si proche. Le Potomac révèle une image bien différente de celle que je connaissais, c’est-à-dire, le petit fleuve tranquille où faire de l’aviron le week-end. Comme vous pouvez le voir un peu sur les photos, il y a quasiment plus de roche que d’eau. C’est impressionnant, surtout lorsqu’on assiste au passage d’un intrépide kayakiste ayant décidé qu’il trouverait l’endroit où passer sans mourir à peu près douze fois. D’ailleurs peut-être que ce fameux téméraire que nous avons vu était assisté des voix des sages ancêtres indiens puisque cet endroit justement était une zone de commerce pour les indiens du coin et les premiers colons. Drôle d’idée.

Forcément, un tel paysage n’attire pas seulement les citadins en mal de randonnées pédestres ou équestres mais aussi les peintres kamikazes, les géologues, les botanistes ou même nos amis amoureux des bêtes. Je dois vous avouer avoir été heureux de ne pas avoir été un mulot, je me serai aussitôt faire gober par un des aigles qui tournaient au-dessus de nos têtes. Pas très glamour. Je sais, Europ’ Assistance est toujours là en cas de besoin, mais j’aurai eu du mal à paraître crédible en expliquant mon histoire. Bref, le Potomac tel que je le connaissais, c’est-à-dire dompté et navigable n’est ainsi qu’au abord de DC. Dès 1784, la Patowmack Company a débuté la construction de cinq canaux pour le rendre navigable. Ce paysage de chutes est donc sa vraie nature. Ils étaient persuadés que l’aménagement du lit du fleuve et la création de canaux pourrait stimuler le commerce entre l’est et la vallée de l’Ohio. Autant vous dire tout de suite que ça n’a fonctionné que pendant les 26 années des travaux, jusqu’en 1806. C’était sans compter sur le ferroutage et les autoroutes qui finalement coûtaient moins cher et étaient plus rapide. Donc gros échec de ce projet de canal inabouti qui nous permet aujourd’hui de voir ces chutes impressionnantes.

On a donc profité du temps magnifique qui nous était offert pour faire une ballade en forêt le long des chutes. Hummmm ça manquait !

Les routes près de Great Fall Park Un peintre intrépide! En communion avec la nature

Baltimore, Maryland

Contrairement à mon second voyage à New York qui avait changé mon idée sur cette ville folle, mon second voyage à Baltimore m’a conforté dans mon idée. Il n’y a rien à voir, rien à faire. Passez votre chemin, ne vous arrêtez pas, même à la case départ et n’empochez pas 20 000 dollars. Hormis l’aquarium qui, je le reconnais, vaut le détour et peut être aussi le musée d’art, il n’y a strictement rien à faire à Baltimore. Lors de ma première visite, j’avais eu la chance de bénéficier d’un temps ensoleillé et chaud. L’histoire se répétant mais toujours avec des nuances, ce jours-là, il n’y avait pas vraiment de soleil, ni de chaleur d’ailleurs. Ok, le port n’est pas laid, d’accord la bute où trônait l’ancien fort permet une vue sur la ville. Mais hormis cela, rien. Une fois au sommet de cet butte, on se rend d’ailleurs compte à quel point il n’y avait aucun intérêt d’y grimper. Nous en somme donc parti, presque aussi vite que nous en sommes arrivés, c’est-à-dire bien peu rapidement à cause des embouteillages dus à Thanksgiving Break et aux limitations. Ayant d’ores et déjà eu une expérience avec les forces de l’ordre de Baltimore à l’aéroport il y a quelques semaines, nous voulions éviter tout risque. On a bien fait. Lisez la suite.

Baltimore!

Annapolis, Maryland

C’est un peu la ville d’Anna. Problème : je ne sais pas qui c’était bref. Annapolis est plutôt réputée pour la présence de la Naval Academy que pour cette fameuse Anna alors, qu’elle aille au diable.

Quoiqu’il en soit, c’est une petite ville portuaire plutôt sympathique. Des bâtisses de deux voire trois étages, peintes dans des couleurs qui la font se rapprocher davantage d’un décors de cinéma et de Georgetown que d’une ville habitée. Malheureusement, étant donné qu’on prévoit toujours tout d’une façon très rationnelle, on n’avait pas pensé que le musée de la Navy serait fermé à 17h. On a donc manqué le principal intérêt de cette ville. Ça ne nous a pas empêché de nous balader dans sa petite ruelle tortueuse ! Oui, ça fait du bien de retrouver une vraie petite rue, presque commerçante, presque tortueuse au lieu des boulevards habituels taillés à la serpe. Après une courte réflexion, je crois bien que c’est une des choses qui me manque des villes européennes, les ruelles dans lesquelles se perdre, celles dont on ne voit pas le bout car elles sont torturées, sinueuses, se divisent, se rejoignent. C’est sans doute aussi pour cela que les américains aiment tellement le quartier latin. Un quartier où l’on peut se promener à pied et au milieu de la rue tant les trottoirs sont étroits. Elles ont du charme, du moins je leur en trouve.

Cherchant dans cette ville un endroit où nous sustenter pour le dîner, nous avons finalement repris la voiture direction Alexandria, les prix nous ayant rapidement aidé à choisir…

La rue pas droite d'Anapolis La Belle Cézanne? C'est sensé vouloir dire quelque chose?

Alexandria, Virginia

Alexandria peut quasiment être considéré comme un quartier de Washington DC tellement elle en est proche. Elle y est d’ailleurs relié par une des lignes de métro, la rouge, au nom de station évocateur : King’s Street. Qu’est-ce donc ? Tout simplement l’unique rue commerçante de cette petite ville plutôt huppée accolée à DC. Pour fuir la foule quasi inexistante de DC, la solution est donc de s’installer dans ce quartier-ville plutôt semblable à Georgetown mais en plus vivant je dirai. Contrairement à Georgetown qui n’a pas vraiment un charme fou, deux énormes avenues se croisent : M Street et Wisconsin Avenue. King’s Street a l’avantage d’être plus étroite, et surtout, choisie par des boutiques dignes de ce nom. On y trouve notamment des antiquaires de meubles français, des restaurants de toute sorte, des boutiques de décorations tendance maison du monde mais en format boutique de centre-ville : 50m².

Agréable aussi est la petite ballade le long du Potomac et des pontons où quelques bateaux dont un restaurant sont amarrés. Ça change tellement des villes américaines qu’on a l’impression d’être totalement ailleurs. Les rues adjacentes à la rue principales sont très résidentielles, abritant de superbes maisons, pas forcément grandes, mais dans un style typiquement britannique qui n’est pas sans rappeler Boston ou Notting Hill. En beaucoup plus petit bien évidemment. C’est certainement mon coin préféré, là où le calme côtoie l’animation, où le chic se mêle au populaire. Bref, j’aime beaucoup. On a donc fini notre soirée dans un restaurant à tapas prenant pour trois un plat pour deux. Proportions américaines obligent, on a eu du mal à terminer…

Alexandria, Virginia Alexandria les bors du Potomac à Alexandria

A présent que je vous ai vendu du rêve, il faudrait que je vous donne l’envers du décors. Du genre, notre arrestation, le soir à notre retour, à 50 mètres du campus. Je pense sincèrement qu’on a joué de malchance avec les forces de l’ordre dans ce pays. Trois locations de voiture depuis octobre, trois arrestations. Bon rythme. J’espère qu’il n’en est pas de même pour vous en France autrement vous n’auriez rapidement plus de point sur votre permis. On a donc eu la chance de cumuler trois infractions pour cette dernière arrestation. On s’était dit qu’il fallait terminer en beauté. Donc, 50 mètres du campus, un giros et un pti coup de sirène plus tard, on se range mais pas de suite. C’est là le premier problème soulevé par notre ami cop. Bon, on a essayé de lui expliquer qu’on n’allait pas s’arrêter sur la file du milieu, il s’en fout comme de l’an quatorze. Mais la raison première de l’arrestation était de rouler avec les feux de position alors que nous aurions du avoir les feux de croisement. Oulala ! c’est grave ! On a aussi eu la bonne idée de tourner dans la rue du campus directement sans prendre la voie spéciale qu’on n’avait même pas vu. On cumule. Heureusement, de son plus bel accent français et avec son plus beau sourire, notre conductrice préférée nous a sorti de cette passe sans une amende ! C’est bien la première fois, d’ordinaire, rien n’est négociable… On vit dangereusement j’vous dis !


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Thanksgiving Break

 22-11-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

 
Etant un véritable sucre d’orge apprécié de mes collègues à la DC Courts (là où je fais mon stage, pour ceux qui ne suivrait pas), j’ai tout de même trouvé eu la chance d’être invité chez la sœur d’une de mes collègues. Un grand moment.

Thanksgiving pourrait aussi bien être une journée consacrée aux sous-alimentés qu’une fête pseudo-religieuse. A peine arrivé pour le dîner fixé à 16h, j’ai eu la chance, l’honneur et le privilège d’être l’attraction de la famille. J’étais un peu attendu comme le messie. Et oui, ce n’est pas tous les jours qu’on fête Thanksgiving avec un petit français, blanc de surcroît. Ayant eu la chance de tomber dans une famille complètement timbrée, certains invités à l’humour décalé rigolaient du fait que je pourrai me prévaloir d’avoir fêté Thanksgiving dans une famille noire. Bizarre à quel point ce sujet peut être présent aux Etats-Unis. Surtout, c’est la décontraction avec laquelle ils prennent les choses qui m’a surpris. Je n’ai pas résisté à leur parler de l’affaire des six de Jena. Ils m’ont dit ne pas avoir été surpris et m’ont dit que c’était normal aux Etats-Unis. Je crois que même si j’étais black américain, jamais je ne pourrai considérer une telle affaire comme normale. Pour faire un résumé hâtif dont j’espère vous ne vous contenterez pas, l’affaire des six de Jena s’est déroulée fin 2006 dans un lycée de Louisiane. Un jeune noir a eu la « mauvaise » idée d’oser demander à un blanc s’il pouvait se mettre à l’ombre sous l’arbre centenaire situé dans la cours de récréation et d’ordinaire réservé aux blancs. Oui, réservé aux blancs, vous avez bien entendu, en 2006. Notre ami ayant décidé de ne pas être un mouton et de ne pas accepter une chose pareille a eu l’outrecuidance de s’opposer à cet état de fait, outrecuidance qui a aussitôt poussé les « propriétaires » de l’arbre, autant dire des gosses blanc limite fascho, à accrocher des cordes de pendu à l’arbre. Message subliminal à l’attention des noirs de l’école. Forcément, une petite rixe éclate et ce sont les lycéens noirs qui se retrouvent pendant quelques mois en prisons… Je vous invite à ne pas hésiter à chercher des informations sur cette affaire plutôt incroyable au XXIe siècle. Bref, elle est apparemment normale aux US. J’ai un peu de mal à avaler ça.

Après cette digression digne d’un mauvais roman de la bibliothèque bleue, il faudrait peut être que je passe au principal : le repas. Parce que Thanksgiving c’est le repas. Et le préalable à tout repas, encore plus nécessaire ce jour-là, c’est le bénédicité. Dit dans une ambiance qui frisait le comique, la simplicité avec laquelle la famille a abordée ce moment m’a déconcerté. Il s’agit de quelque chose de tellement normal et naturel, qu’il se fait dans une atmosphère décontractée de rire et de moquerie. Du genre, « bon, c’est à toi de le dire aujourd’hui » et un autre d’ajouter « non pas lui, il y croit pas », le tout en éclatant de rire… Bien drôle. Bon, je vous l’accorde, le récit n’a que très peu de chance de vous rendre euphorique mais sur le moment, c’était vraiment surréaliste. Surréaliste mais sympathique.

Le dîner en lui-même a été plus éprouvant pour moi. Disons qu’il avait lieu à l’heure de mon goûter, heure à laquelle d’ordinaire, c’est-à-dire lorsque je ne suis pas aux Etats-Unis, je me sustente de moult Nutella, confiture, petit LU… Autant dire que la pumpkin pie a eu beaucoup de mal à passer. C’est une tarte dont le goût est indéfinissable. Surtout quand avant de la goûter on a eu le droit de tester d’autres plats aux saveurs aussi bizarres qu’inattendu comme des patates douces cuites avec du sucre brun, du corn pooding (spécialité de Virginie, l’état). C’était sans compter sur le mélange bœuf-dinde, les macaronis-cheese et autres plats aussi fins que diététiques

Un grand moment de partage. Ce n’est pas tant la multiplicité des plats qui est étonnante mais toujours cette étrange aptitude américaine de prendre un peu de tout, sucré et salé, dans la même assiette et de tenter de tout manger en même temps. Même après plus de quatre mois, ils me surprennent toujours autant. Je suis d’ailleurs inquiet de ma capacité d’acculturation…


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A comme...

 18-11-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

A_complet

 

A_partiel

 

Tous ces mots ont une signification pour moi. A vous de vous creuser la tête pour trouver la vôtre.

En vrac, A comme…

Artifice     Ailleurs Autrement         Armorique     Atlantide     Anathème        

Anonyme       Astuce          Abandon       Abécédaire

Abeille        Abîme     Aborigène         Abracadabra      Abricot       Absinthe  

      Absolu      Abyssinie       Adagio     Adonis

Agape     Alambic         Alanguir       Albatros            Alcôve         Alexandrin    

     Algérie         Aller-retour         Amarre        

Amazone     Ambigu       Ambre        Auberge         Audace         Aurore      Auréole  

 Australie     Aviner       Ancestral     Ancre

Andalousie    Ange    Angoisse      Anticlinal       Anticorps       Antidote        Apathie  

 Apatride  Aquarelle     Arthur      Astre

Aviron        Artiste     Alexandria


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Dans la peau d'un boulet

 08-11-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

Je conçois que se mettre dans la peau d’un boulet n’est pas une chose courante ni aisée. De prime abord, ça peut même paraître absurde. Pourtant c’est la mission à laquelle je me suis attelé, un peu malgré moi je dois l’avouer.

Généralement lorsque je fais quelque chose, j’essaie de m’investir réellement. Autrement dit, je fais les choses à fond ou ne les fais pas. Je ne suis pas du genre à ne m’investir qu’à moitié, à laisser des choses inachevées ou imparfaites (ça ne veut pas dire non plus que je parvienne à la perfection…)

Vous vous demandez encore ce que j’entends par « dans la peau d’un boulet ». C’est très simple. Il suffit de quelque leçon pour y parvenir sans trop de mal :

- Aller à la douche et se rendre compte une fois sous l’eau de l’oubli de sa serviette (balot) ;

- Faire son nœud de cravate (neuve) et dans un excès incompréhensible de force, la déchirer (re-balot) ;

- Se rendre compte le lendemain de l’oubli d’une réunion avec son chef (confusant ;-)) ;

- Réaliser que les trois points précédents concernent la même journée (frustrant) ;

- Mettre une machine à laver et oublier de mettre la lessive (énervant).

J’essaie par tous les moyens de m’améliorer et d’en trouver des mieux à mettre en œuvre. Si vous avez des suggestions, n’hésitez pas. J’arrive à bout d’inspiration.

Merci par avance.

Romée et Eugénie, j’aurai voulu décrire une journée type comme les vôtre mais malheureusement, les miennes ne se passent jamais tel que prévu. Bizarre.


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Ma vie ne tourne pas qu'autour des limousines...

 07-11-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

Ce n’est pas parce que je me déplace dans New York City en Lincoln Navigator Limousine que je loge dans des palaces…

Dans les auberges de jeunesse qui me servent de maison, on rencontre des personnages fascinants, parfois, énervants, souvent, ou haïssables, généralement les jours où on y est. Enfin, certains diront, c’est ça la bohème, que ça fait partie du jeu d’aller en auberge de jeunesse. Ou pas.

Dans mon auberge de New York, il y avait donc des spécimens assez intéressants. Il y avait tout d’abord nos deux amis indiens bizarrement surnommés les Pakis. Certainement pour brouiller les pistes. Notre côté espion à 2 dollars sans doute. Rythme de vie assez étrange quoique beaucoup plus sain que le mien. Couché 9h, levé 4h, sans même besoin d’un réveil. Hormis le fait qu’ils se levaient à l’heure à laquelle on tentait de se coucher, il n’y a pas grand-chose de délirant, je vous l’accorde. Mais bon, nos deux spécimens sont tout de même parvenus à faire baliser notre cher Arny (il souhaite rester anonyme) lorsqu’ils se réveillaient en pleine nuit pour prier assis en tailleur sur leur lit. J’entends déjà de loin vos cris m’accusant d’intolérance, de misanthropie ou pire de ne pas accepter leur religion. Rien de tout ça ne m’est en fait venu à l’idée. Ils avaient juste une tendance à manier l’égoïsme avec dextérité. Du genre réciter leurs prières à haute voix, prendre des douches pendant 40 minutes pendant que trois autres personnes attendent, passer des coups de téléphone en pleine nuit…

Et puis, il y avait aussi le genre « cette chambre, c’est un peu chez moi ». Trois uruguayennes pour ne pas les citer. Du genre qui rentrent forcément plus tard que nous (si si, ça existe !), se croient chez elles alors n’hésitent pas à faire plein de bruit histoire de ne réveiller personne, décident de faire leur bagages à 7h du matin alors qu’elles ne partent pas de l’auberge. Bref, un vrai bonheur. Je vous en souhaite de pareils, mais avec chambre privée, matelas moelleux, draps en satin et oreillers en pagaille.


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New York, le retour

 06-11-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

Après mes impressions peut-être un peu corrosives de ma première semaine à New York, il fallait bien que j’y revienne afin d’avoir un autre regard, moins influencé par la découverte et plus objectif aussi. Me voici donc parti pour New York, entre autre car quelques conférences de prévu sur place avec mon groupe.

La ville n’est plus tellement une découverte en elle-même, les quartiers de Manhattan ont plus ou moins été parcourus mais ça ne me suffisait pas. Alors on a marché. Je pense qu’on a bien du faire l’équivalent d’un Paris-Nice, à pied bien sûr. Marche-t-on autrement ? Après avoir fait Soho et Chinatown de long en large, mes impressions n’ont pas tant changé. D’accord, je trouve Soho bien plus sympa et accueillant que durant l’été mais Chinatown reste ce quartier toujours aussi sale et dominé par les faux, quelque soit le domaine. Hormis quelques poissonneries ou marchant de produit alimentaires typiquement chinois, tout dans ce quartier est fait pour le touriste ce que je n’apprécie donc pas forcément.

Je ne vais pas vous faire tous les quartiers mais bon. Globalement, ça va mieux. J’ai fait le suivi de chantier de la Freedom Tower sur le site de feu le World Trade Center. Ça avance, pas vite mais ça avance. Des murs commencent à monter.

Central Park

Arbres_CentralPark

Central Park commence à se parer de ses couleurs d’automne comme dans la plupart des films. Je comprends maintenant sa dimension romantique, son côté fascinant.  On a rapidement l’impression d’être au milieu de nulle part et il est possible d’y marche une journée complète comme nous l’avons fait et de ne pas voir la ville ou presque. On voit au loin dépasser quelques tours, mais  ça s’arrête là. Point de bruit, de foule ou de sirène de pompier… Un havre de paix !  On y a également croisé des danseurs en rollers, des musiciens divers, des amoureux enlacés, des touristes perdus, des dragueurs sur des barques, des sportifs courants, de policier polissant…

Les couleurs jaunes, vermillon et vertes donnent envie d’y peindre à l’huile voir de laisser son regard se perdre dans les arbres et son imagination dans des méandres inconnus. Un bonheur ! Seul le froid et le vent étaient là pour nous rappeler que nous n’étions pas vraiment dans un film et que la pneumonie nous guettait…

Marathon

Ce week-end était également le week-end du fameux Marathon de New York. Selon mes sources, il n’y aurait pas loin de 40 000 participants. Honnêtement, je n’ai même pas essayé de les compter, car 1) je ne les ai pas regardé tous passer 2) ça n’a absolument aucun intérêt.

J’ai tout de même regardé passer la foule de coureur. Du moins, ce qu’il en restait, je ne me suis bien entendu pas levé assez tôt pour voir le premier passer la ligne, et encore moins pour les voir passer encore en forme. Il y a ceux qui passent la ligne, fatigués par l’effort mais tout de même encore vivant et puis il y a ceux qui font s’interroger sur leur état. Je crois vraiment que certains se font du mal et passe la ligne, en marchant, mais à la limite de la crise cardiaque. Allez comprendre ??

Il ne faut pas croire que le marathon ce n’est que de la course à pied. Non, c’est aussi une course aux sponsors car nous sommes aux US mes chers ! Alors ING a eu la bonne idée de mettre des banderoles partout et de faire distribuer par des beaux camions UPS des couvertures de survie siglées à leur nom ; philanthrope, non ?

 


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Halloween à Georgetown

 31-10-2007 -  Etats-Unis d'Amérique
Scream

Je sais, j’ai à peu près deux siècles de retard dans l’écriture. J’étais parti en reportage spécial, me mettre dans la peau du vernaculaire, endosser le costume du vrai monstre d’halloween, errer dans les rues de New York, partir en quête d’une preuve de l’automne dans Central Park. Bref que du grand art que vous allez découvrir dans les articles à venir. Pour commencer donc, Halloween. Non pas à l’université, mais dans le quartier de Georgetown. Quartier branché s’il en est, Georgetown est d’ordinaire un quartier qui malgré tout, est relativement calme. Pour Halloween, adieu calme, ordre et tenues hype. Le royaume de la branchiture s’est transformé en erre de jeu de vampires, cruella et autres infirmières voluptueuses. Et oui, car malgré les apparences, ici Halloween n’est plus trop une fête ou il faut faire peur mais plutôt une fête ou il s’agit de se permettre ce que le puritanisme en temps normal réprimerait. Autrement dit, les gens laissent largement libre cours à leur imagination sur des déguisements plutôt osés qui n’ont pas grand-chose à voir avec Halloween. Ou alors si, il s’agit toujours de la fête de tous les saints, mais pas avec la même orthographe… C’était donc quelque chose de grandiose à voir. Sociologiquement très intéressant… En revanche, les américains pour l’instant m’avaient toujours paru des gens très organisés, très carrés. Là, le contraire a été démontré. Malgré eux si je puis dire. Je pense pourtant que ce n’est pas la première année qu’une foule part à 500 et arrivée à 5000 à Georgetown. Nos amis les forces de l’ordre ont eu le bon goût de mettre des barrières de sécurité le long des trottoirs plutôt que de fermer les deux rues principales. Riche idée lorsqu’on sait qu’un samedi normal les trottoirs sont déjà trop étroits pour tout le monde. Les trottoirs se sont donc transformés en shaker géant où les gens étaient ballottés d’un côté à un autre sans trop pouvoir contrôler leur direction. Je crois qu’une bonne manifestation à la française apprendrait aux forces de l’ordre comment fermer une rue…


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Les cieux m'ont entendu

 21-10-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

Je commence sérieusement à croire que mes vœux et prières ont une influence certaine sur le cours du monde. J’avais commandé un temps radieux pour ma petite expédition à Baltimore. Chose voulue, chose réalisée. Temps incroyable qui nous a permis de découvrir ce petit port dans le meilleur des contextes. Bon, je dois avouer que cette ville n’a de port que le nom et la présence de l’eau et de quelques bateaux. En général, les petits restos de fruits de mer vont de pair avec la présence d’un port. Ici, hormis les restos de hamburgers, voire de sushi, on n’a rien trouvé de tel. Grosse déception pour nous qui attendons depuis trois mois déjà de manger un petit poisson… Je serai prêt à tout, même à ce qu’il soit carré, pané, fade et verdâtre pourvu que ce soit un poisson. J’ai pourtant eu l’occasion d’en voir énormément. Je voulais vous faire une petite blague et vous laisser croire à une excursion dans les caraïbes mais le temps ayant eu raison de moi, je crois ne pouvoir faire deux posts différents. J’ai donc été au formidable, puisqu’il faut bien utiliser quelques superlatifs, aquarium de Baltimore.

Port de Baltimore

En sorte d’aquarium, c’est plutôt un nouveau monde que l’on découvre. Immense, incluant une mini forêt tropicale avec des oiseaux étrangement couleur fraise Tagada, des grenouilles bleu de cobalt, des tortues avec trois nageoires. Bref un bonheur. J’ai failli emporter avec moi un des dauphins. Je dois avouer que j’ai été séduit par leur fluidité, semblable à celle des baleines mais avec quelques mètres et quelques tonnes de moins !! Nos amis les requins ne m’ont pas spécialement convaincu l’aller nager avec eu, même dans une pseudo cage. Ils n’ont pas l’air commodes les pépères.

C’était très certainement la seule chose intéressante de Baltimore mais nous avons eu droit en prime à un spectacle comme il n’en existe sûrement qu’aux US. Nous sommes arrivés juste au moment où déferlaient des centaines voire des milliers de supporters des Ravens, l’équipe locale d’american football. Un grand moment de beauf’attitud’. Je pense qu’il ne devait pas y en avoir un seul sans le t-shirt violet tellement glamour de son équipe. Je crois me souvenir que les numéros 86 et 20 avaient la côte. Tous arrivés en SUV, le barbecue installé dans le coffre ou sur la remorque. Tous buvaient des Bud light ou autres ersatz de bière immondes. Oui, dans la rue, tous buvaient dans la rue. A croire que l’hypocrisie de la législation américaine sur l’alcool va jusqu’à faire des exceptions les jours de match. Il ne faut pas boire en temps ordinaire mais lors des matchs, il est autorisé voire conseillé (pour ne pas sortir du lot) de boire des litres de Bud devant la police jusqu’à hangover s’en suive. Un grand moment. Tous installés sur des parking à perte de vue. Je n’ai jamais vu rien de tel. Nous avons décidé de décerner la palme à ceux venu en camping-car ou SUV, barbecue installé, faisant griller les saucisses sur le parking en face du stade… et regardant le match à la télé. Et oui, tout le monde ne peut pas non plus s’offrir des places. Elles doivent être au prix d’un t-shirt de l’équipe, il fallait faire un choix crucial, le maillot ou la place…

J’ai tenté d’intercéder en leur faveur pour sauver leur âme. Rien à faire. Ça ne peut pas marcher à chaque fois.

En revanche, peut être vous souvenez-vous de mon court article sur nos amis Birmans. Mes supplications ont été prises au sérieux. Sa sainteté le Dalaï Lama est venue me rendre visite. Puisqu’il avait un peu de temps, il a décidé de rencontrer également le Président Bush ainsi que Richard Gere. Non, vous ne rêvez pas. Richard Gere, après pretty woman, pretty tibetan.

Le Dalaï Lama

Le grand homme nous a impressionné par sa joie de vivre, son humour, son autodérision… et son ironie. J’ai beaucoup apprécié lorsqu’à la fin de son discours en anglais, il a mentionné que les droits de l’homme sont important mais qu’il ne faut pas pour autant oublier l’environnement. Officiellement cette petite pique était destinée à la Chine, mais ne nous faisons pas d’illusion, George W. était également visé. Cette après-midi passée sur la pelouse du Capitol a été surréaliste. Parfois j’ai du mal à réaliser que je suis dans la ville du Capitol, de la Maison Blanche… Mais alors là, c’était le pompon ! Je vous dresse le tableau. Quelques centaines de personnes assises sur la pelouse du Capitol, assistant à la remise de la médaille du Congrès au Dalaï Lama. Ecoutant avec attention son premier discours dans un anglais hésitant, voire titubant. Puis nous avons eu droit à un mini concert mené par divers artistes tibétains. Cette musique est vraiment surréaliste. “Surréaliste mais sympathique”.


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Sans titre

 14-10-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

Parce qu’on est à DC, parce qu’il fallait bien reprendre le rythme des sorties-découvertes de la vie locale, parce qu’il fallait arrêter de faire nos touristes ou nos djeun’s en colo, j’ai été dans un club de jazz. Le groupe ne jouait pas de jazz mais de la soul/blues à mourir. Le chanteur, black, avait une voix incroyable, idem pour la chanteuse. Les reprises improbables de grands classiques comme Sweet home alabama ou Billy jean… que du bonheur !

Et puis il y a aussi eu la réédition, retour au Club 1223 (prononcez « twelve twenty three ») car c’était l’anniversaire de Sandrine (qui d’ailleurs lit mon blog ;-) dédicace ;-)). Joyeux anniversaire Sandrine. Voilà ça, c’est fait ! Elle ne pourra pas dire que j’ai oublié ;-)

Et puisqu’on est des français, des vrais, aujourd’hui on a regardé le match de rugby dans le lounge. On était bien 10 à crier derrière notre télé, ça change des américains s’extasiant devant un match de baseball devant lequel, n’importe quel européen normalement constitué s’endormirait au bout de 4 secondes. Je n’en dirai pas plus sur le match, c’est un souvenir douloureux pour certains… Vous pouvez constater qu’on avait une installation du tonnerre !

Déprimés

Demain départ pour Baltimore, bon ok, ce n’est pas non plus une énorme aventure, il n’y en a que pour une heure à y aller… je vous tiendrais au courant !


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La vie américaine

 10-10-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

Il ne faut pas croire que je ne fais que sortir. Parfois j’étudie, j’ai même obtenu un A à mon premier “paper”. C’est ce qu’on appelle la classe américaine ! Il y a donc les conférences dans diverses ambassades (Mexique, Botswana, Chili), dans les think tank, les organisations internationales ou gouvernementales. DC est la ville rêvée pour les organisations. Il y a celles qui sont certainement utiles, et puis celles qui même en cherchant bien n’ont pas vraiment d’intérêt. Après tout, au pays des ONG il est normal d’en voir autant. Je me demande quand même comment certaines font pour obtenir autant de subventions, qu’elles soient publiques ou privées. Elles sont toute situées en plein centre de Washington dans des immeubles somptueux avec des salles de réunions à faire pâlir celle de nos grands groupes français. Bien sûr, on est aussi au pays où il faut en imposer. Tout est basé sur la représentation. Le luxe des locaux semble être le corollaire de l’attribution de subventions. Le moindre business analyst y écrit des “papiers” que bien entendu il publie. Tout apparaît comme étant tellement facile… Je crois que la communauté française de l’université aurait dû monter une ONG afin d’obtenir quelques millions de dollars, on aurait pu se payer une voiture avec chauffeur pour nos visites, et puis tant qu’on y est, des chambres un peu plus luxueuse, un vrai cuisinier, des américains non texans… Oui, car il faut bien parler des choses qui blessent. La cuisine tout d’abord. Franchement, la population américaine s’étonne d’être touchée par l’obésité. Perso, je ne suis pas vraiment surpris. Je m’étonne même que plus ne le soient pas. L’huile est une religion, dans les pâtes mais aussi pour faire cuire des saucisses ou des blancs de poulet, les sodas sont moins chers que l’eau, une gaufre sans sirop d’érable ou sans beurre de cacahuète n’est pas vraiment une gaufre. J’ai réfléchi un peu et ai réalisé qu’on fait de l’huile avec les cacahuètes. Le beurre de cacahuète ne serait-il donc qu’une sorte d’huile en pâte ? J’ai essayé, une fois. Autant dire que ce moment a comme par hasard coïncidé avec la dernière fois. J’ai aussi tenté la gelé. Oui, la gelé, rouge ou verte fluée, collant à la cuillère lorsqu’on la retourne. Il paraît que pendant la guerre du Vietnam certains soldats s’en sont servi comme explosif… allez comprendre ;-) Il faut bien reconnaître un avantage à être ici. Il fait toujours entre 25 et 32°C, j’apprécie d’être en t-shirt, flip flop, de manger des glaces italiennes avec de la chantilly, de m’allonger dans l’herbe, de dormir sans couette… Et puis on a aussi toujours les fruits d’été, fraises, raisins… que du bonheur !!!


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William Turner - National Gallery

 10-10-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

Ils ne chôment pas à la National Gallery de DC. Après Edward Hopper, voici donc une exposition dédiée à William Turner. Si vous vous demandez qui il est, allez donc faire un tour sur un des deux liens suivants :

http://www.impressionniste.net/turner.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Mallord_William_Turner

Vous réalisez donc maintenant son importance dans l’histoire de la peinture moderne. Ayant influencé les impressionnistes, il fait partie des rares peintres à être accepté alors même qu’il était à l’origine d’une révolution picturale. Les photos étant interdites, mon côté Etan Hunt se croyant dans mission impossible a repris le dessus. Je vous livre donc quelque clichés... y compris du musée lui-même qui vaut le coup. Enjoy!

William Turner


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Insomnie, quand tu nous tiens!

 05-10-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

Vous vous souvenez sans doute de Stéph de Monac’ chantant « comme un ouragan qui passait par là… ». Je sais, j’ai des références musicales torrides. En ce moment il y a plein d’ouragans dans ma vie, et pas seulement dans la mienne. Alors, ne pas dormir pour ne pas penser est le meilleur moyen d’avoir un regard un tant soit peu pétillant le matin. Certains prétendent penser à la faim dans le monde, aux OGM ou à la Birmanie avant de s’endormir. Moi, quand je dors je suis égocentrique. Je pense à moi, à ma vie, à mon entourage. Deux mondes se côtoient ; le jour et la nuit. Le jour est le moment où j’existe. C’est le temps des rires innocents dans notre quartier général : deux tables de pique-nique avec des parasols. Le temps des cours, du stage, des sorties, des visites, de l’insouciance en sorte.

La nuit, le monde tourne sans moi. J’ai parfois l’impression que je suis une particule flottant au-dessus des gens et observant leur vie. C’est le moment des envies les plus ridicules. N’avoir jamais de mauvaises pensées ni de coup du sort. Si je me concentre un peu, je me rends ivre d’idées noires. Je m’étourdis à force de m’entêter à les conserver.  C’est facile.

Alors je rêve aussi “d’ailleurs”, au pluriel. Soudain, je réalise que je suis déjà dans ces ailleurs, et rien n’a changé. Comme quoi, ça ne sert à rien, ce n’était qu’une idée stupide de plus. Et moi qui avait cru quelque instant  que Réjean Ducharme pouvait avoir tort, que les rêves ne sont pas illusion…
« Larguez les rêves, hissez les illusions !
Larguez les amarres, hissez les horizons ! »


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