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Prénom DC et d'ailleurs
Age 24
But du voyage Expatriation
Date de départ 02/08/2007
Nom
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Durée du séjour Qui sait?
Nationalité France
Description
Note: 4,8/5 - 78 vote(s).


Pays visité(s) :

Tous
Etats-Unis d'Amérique (Carte)
Italie (Carte)

Washington Monument

 06-12-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

Un obélisque pas comme les autres... creux!

Les explications vous parviendront peut être dans un autre post, la paresse me gagne...

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Roadtrip

 26-11-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

Vivre à DC peut donner l’impression de réaliser de formidable voyages en l’espace de quelques jours seulement. Du fait que Washington soit une ville-district, à peine sorti de la ville on se retrouve propulsé dans un autre état, la Virginie ou le Maryland pour les deux plus près. Un autre état soit, mais ce qui surprend vraiment c’est la diversité des paysages. A peine une demi-heure de voiture suffit pour se retrouver en pleine forêt, comme perdu au milieu de nulle part sans aucun indice permettant de savoir que la capitale du pays est toute proche.

Great Falls Park, Virginia

Notre petite bande de joyeux lurons s’est donc rendue à Great Fall Park en Virginie, à l’ouest de DC. C’est un park naturel ayant pour principal attrait ses forêts et surtout les fameuses chutes du Potomac comme sont nom l’indique. Paysage torturé, cours d’eau accidenté, on a peine à croire que la ville est si proche. Le Potomac révèle une image bien différente de celle que je connaissais, c’est-à-dire, le petit fleuve tranquille où faire de l’aviron le week-end. Comme vous pouvez le voir un peu sur les photos, il y a quasiment plus de roche que d’eau. C’est impressionnant, surtout lorsqu’on assiste au passage d’un intrépide kayakiste ayant décidé qu’il trouverait l’endroit où passer sans mourir à peu près douze fois. D’ailleurs peut-être que ce fameux téméraire que nous avons vu était assisté des voix des sages ancêtres indiens puisque cet endroit justement était une zone de commerce pour les indiens du coin et les premiers colons. Drôle d’idée.

Forcément, un tel paysage n’attire pas seulement les citadins en mal de randonnées pédestres ou équestres mais aussi les peintres kamikazes, les géologues, les botanistes ou même nos amis amoureux des bêtes. Je dois vous avouer avoir été heureux de ne pas avoir été un mulot, je me serai aussitôt faire gober par un des aigles qui tournaient au-dessus de nos têtes. Pas très glamour. Je sais, Europ’ Assistance est toujours là en cas de besoin, mais j’aurai eu du mal à paraître crédible en expliquant mon histoire. Bref, le Potomac tel que je le connaissais, c’est-à-dire dompté et navigable n’est ainsi qu’au abord de DC. Dès 1784, la Patowmack Company a débuté la construction de cinq canaux pour le rendre navigable. Ce paysage de chutes est donc sa vraie nature. Ils étaient persuadés que l’aménagement du lit du fleuve et la création de canaux pourrait stimuler le commerce entre l’est et la vallée de l’Ohio. Autant vous dire tout de suite que ça n’a fonctionné que pendant les 26 années des travaux, jusqu’en 1806. C’était sans compter sur le ferroutage et les autoroutes qui finalement coûtaient moins cher et étaient plus rapide. Donc gros échec de ce projet de canal inabouti qui nous permet aujourd’hui de voir ces chutes impressionnantes.

On a donc profité du temps magnifique qui nous était offert pour faire une ballade en forêt le long des chutes. Hummmm ça manquait !

Les routes près de Great Fall Park Un peintre intrépide! En communion avec la nature

Baltimore, Maryland

Contrairement à mon second voyage à New York qui avait changé mon idée sur cette ville folle, mon second voyage à Baltimore m’a conforté dans mon idée. Il n’y a rien à voir, rien à faire. Passez votre chemin, ne vous arrêtez pas, même à la case départ et n’empochez pas 20 000 dollars. Hormis l’aquarium qui, je le reconnais, vaut le détour et peut être aussi le musée d’art, il n’y a strictement rien à faire à Baltimore. Lors de ma première visite, j’avais eu la chance de bénéficier d’un temps ensoleillé et chaud. L’histoire se répétant mais toujours avec des nuances, ce jours-là, il n’y avait pas vraiment de soleil, ni de chaleur d’ailleurs. Ok, le port n’est pas laid, d’accord la bute où trônait l’ancien fort permet une vue sur la ville. Mais hormis cela, rien. Une fois au sommet de cet butte, on se rend d’ailleurs compte à quel point il n’y avait aucun intérêt d’y grimper. Nous en somme donc parti, presque aussi vite que nous en sommes arrivés, c’est-à-dire bien peu rapidement à cause des embouteillages dus à Thanksgiving Break et aux limitations. Ayant d’ores et déjà eu une expérience avec les forces de l’ordre de Baltimore à l’aéroport il y a quelques semaines, nous voulions éviter tout risque. On a bien fait. Lisez la suite.

Baltimore!

Annapolis, Maryland

C’est un peu la ville d’Anna. Problème : je ne sais pas qui c’était bref. Annapolis est plutôt réputée pour la présence de la Naval Academy que pour cette fameuse Anna alors, qu’elle aille au diable.

Quoiqu’il en soit, c’est une petite ville portuaire plutôt sympathique. Des bâtisses de deux voire trois étages, peintes dans des couleurs qui la font se rapprocher davantage d’un décors de cinéma et de Georgetown que d’une ville habitée. Malheureusement, étant donné qu’on prévoit toujours tout d’une façon très rationnelle, on n’avait pas pensé que le musée de la Navy serait fermé à 17h. On a donc manqué le principal intérêt de cette ville. Ça ne nous a pas empêché de nous balader dans sa petite ruelle tortueuse ! Oui, ça fait du bien de retrouver une vraie petite rue, presque commerçante, presque tortueuse au lieu des boulevards habituels taillés à la serpe. Après une courte réflexion, je crois bien que c’est une des choses qui me manque des villes européennes, les ruelles dans lesquelles se perdre, celles dont on ne voit pas le bout car elles sont torturées, sinueuses, se divisent, se rejoignent. C’est sans doute aussi pour cela que les américains aiment tellement le quartier latin. Un quartier où l’on peut se promener à pied et au milieu de la rue tant les trottoirs sont étroits. Elles ont du charme, du moins je leur en trouve.

Cherchant dans cette ville un endroit où nous sustenter pour le dîner, nous avons finalement repris la voiture direction Alexandria, les prix nous ayant rapidement aidé à choisir…

La rue pas droite d'Anapolis La Belle Cézanne? C'est sensé vouloir dire quelque chose?

Alexandria, Virginia

Alexandria peut quasiment être considéré comme un quartier de Washington DC tellement elle en est proche. Elle y est d’ailleurs relié par une des lignes de métro, la rouge, au nom de station évocateur : King’s Street. Qu’est-ce donc ? Tout simplement l’unique rue commerçante de cette petite ville plutôt huppée accolée à DC. Pour fuir la foule quasi inexistante de DC, la solution est donc de s’installer dans ce quartier-ville plutôt semblable à Georgetown mais en plus vivant je dirai. Contrairement à Georgetown qui n’a pas vraiment un charme fou, deux énormes avenues se croisent : M Street et Wisconsin Avenue. King’s Street a l’avantage d’être plus étroite, et surtout, choisie par des boutiques dignes de ce nom. On y trouve notamment des antiquaires de meubles français, des restaurants de toute sorte, des boutiques de décorations tendance maison du monde mais en format boutique de centre-ville : 50m².

Agréable aussi est la petite ballade le long du Potomac et des pontons où quelques bateaux dont un restaurant sont amarrés. Ça change tellement des villes américaines qu’on a l’impression d’être totalement ailleurs. Les rues adjacentes à la rue principales sont très résidentielles, abritant de superbes maisons, pas forcément grandes, mais dans un style typiquement britannique qui n’est pas sans rappeler Boston ou Notting Hill. En beaucoup plus petit bien évidemment. C’est certainement mon coin préféré, là où le calme côtoie l’animation, où le chic se mêle au populaire. Bref, j’aime beaucoup. On a donc fini notre soirée dans un restaurant à tapas prenant pour trois un plat pour deux. Proportions américaines obligent, on a eu du mal à terminer…

Alexandria, Virginia Alexandria les bors du Potomac à Alexandria

A présent que je vous ai vendu du rêve, il faudrait que je vous donne l’envers du décors. Du genre, notre arrestation, le soir à notre retour, à 50 mètres du campus. Je pense sincèrement qu’on a joué de malchance avec les forces de l’ordre dans ce pays. Trois locations de voiture depuis octobre, trois arrestations. Bon rythme. J’espère qu’il n’en est pas de même pour vous en France autrement vous n’auriez rapidement plus de point sur votre permis. On a donc eu la chance de cumuler trois infractions pour cette dernière arrestation. On s’était dit qu’il fallait terminer en beauté. Donc, 50 mètres du campus, un giros et un pti coup de sirène plus tard, on se range mais pas de suite. C’est là le premier problème soulevé par notre ami cop. Bon, on a essayé de lui expliquer qu’on n’allait pas s’arrêter sur la file du milieu, il s’en fout comme de l’an quatorze. Mais la raison première de l’arrestation était de rouler avec les feux de position alors que nous aurions du avoir les feux de croisement. Oulala ! c’est grave ! On a aussi eu la bonne idée de tourner dans la rue du campus directement sans prendre la voie spéciale qu’on n’avait même pas vu. On cumule. Heureusement, de son plus bel accent français et avec son plus beau sourire, notre conductrice préférée nous a sorti de cette passe sans une amende ! C’est bien la première fois, d’ordinaire, rien n’est négociable… On vit dangereusement j’vous dis !


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Thanksgiving Break

 22-11-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

 
Etant un véritable sucre d’orge apprécié de mes collègues à la DC Courts (là où je fais mon stage, pour ceux qui ne suivrait pas), j’ai tout de même trouvé eu la chance d’être invité chez la sœur d’une de mes collègues. Un grand moment.

Thanksgiving pourrait aussi bien être une journée consacrée aux sous-alimentés qu’une fête pseudo-religieuse. A peine arrivé pour le dîner fixé à 16h, j’ai eu la chance, l’honneur et le privilège d’être l’attraction de la famille. J’étais un peu attendu comme le messie. Et oui, ce n’est pas tous les jours qu’on fête Thanksgiving avec un petit français, blanc de surcroît. Ayant eu la chance de tomber dans une famille complètement timbrée, certains invités à l’humour décalé rigolaient du fait que je pourrai me prévaloir d’avoir fêté Thanksgiving dans une famille noire. Bizarre à quel point ce sujet peut être présent aux Etats-Unis. Surtout, c’est la décontraction avec laquelle ils prennent les choses qui m’a surpris. Je n’ai pas résisté à leur parler de l’affaire des six de Jena. Ils m’ont dit ne pas avoir été surpris et m’ont dit que c’était normal aux Etats-Unis. Je crois que même si j’étais black américain, jamais je ne pourrai considérer une telle affaire comme normale. Pour faire un résumé hâtif dont j’espère vous ne vous contenterez pas, l’affaire des six de Jena s’est déroulée fin 2006 dans un lycée de Louisiane. Un jeune noir a eu la « mauvaise » idée d’oser demander à un blanc s’il pouvait se mettre à l’ombre sous l’arbre centenaire situé dans la cours de récréation et d’ordinaire réservé aux blancs. Oui, réservé aux blancs, vous avez bien entendu, en 2006. Notre ami ayant décidé de ne pas être un mouton et de ne pas accepter une chose pareille a eu l’outrecuidance de s’opposer à cet état de fait, outrecuidance qui a aussitôt poussé les « propriétaires » de l’arbre, autant dire des gosses blanc limite fascho, à accrocher des cordes de pendu à l’arbre. Message subliminal à l’attention des noirs de l’école. Forcément, une petite rixe éclate et ce sont les lycéens noirs qui se retrouvent pendant quelques mois en prisons… Je vous invite à ne pas hésiter à chercher des informations sur cette affaire plutôt incroyable au XXIe siècle. Bref, elle est apparemment normale aux US. J’ai un peu de mal à avaler ça.

Après cette digression digne d’un mauvais roman de la bibliothèque bleue, il faudrait peut être que je passe au principal : le repas. Parce que Thanksgiving c’est le repas. Et le préalable à tout repas, encore plus nécessaire ce jour-là, c’est le bénédicité. Dit dans une ambiance qui frisait le comique, la simplicité avec laquelle la famille a abordée ce moment m’a déconcerté. Il s’agit de quelque chose de tellement normal et naturel, qu’il se fait dans une atmosphère décontractée de rire et de moquerie. Du genre, « bon, c’est à toi de le dire aujourd’hui » et un autre d’ajouter « non pas lui, il y croit pas », le tout en éclatant de rire… Bien drôle. Bon, je vous l’accorde, le récit n’a que très peu de chance de vous rendre euphorique mais sur le moment, c’était vraiment surréaliste. Surréaliste mais sympathique.

Le dîner en lui-même a été plus éprouvant pour moi. Disons qu’il avait lieu à l’heure de mon goûter, heure à laquelle d’ordinaire, c’est-à-dire lorsque je ne suis pas aux Etats-Unis, je me sustente de moult Nutella, confiture, petit LU… Autant dire que la pumpkin pie a eu beaucoup de mal à passer. C’est une tarte dont le goût est indéfinissable. Surtout quand avant de la goûter on a eu le droit de tester d’autres plats aux saveurs aussi bizarres qu’inattendu comme des patates douces cuites avec du sucre brun, du corn pooding (spécialité de Virginie, l’état). C’était sans compter sur le mélange bœuf-dinde, les macaronis-cheese et autres plats aussi fins que diététiques

Un grand moment de partage. Ce n’est pas tant la multiplicité des plats qui est étonnante mais toujours cette étrange aptitude américaine de prendre un peu de tout, sucré et salé, dans la même assiette et de tenter de tout manger en même temps. Même après plus de quatre mois, ils me surprennent toujours autant. Je suis d’ailleurs inquiet de ma capacité d’acculturation…


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A comme...

 18-11-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

A_complet

 

A_partiel

 

Tous ces mots ont une signification pour moi. A vous de vous creuser la tête pour trouver la vôtre.

En vrac, A comme…

Artifice     Ailleurs Autrement         Armorique     Atlantide     Anathème        

Anonyme       Astuce          Abandon       Abécédaire

Abeille        Abîme     Aborigène         Abracadabra      Abricot       Absinthe  

      Absolu      Abyssinie       Adagio     Adonis

Agape     Alambic         Alanguir       Albatros            Alcôve         Alexandrin    

     Algérie         Aller-retour         Amarre        

Amazone     Ambigu       Ambre        Auberge         Audace         Aurore      Auréole  

 Australie     Aviner       Ancestral     Ancre

Andalousie    Ange    Angoisse      Anticlinal       Anticorps       Antidote        Apathie  

 Apatride  Aquarelle     Arthur      Astre

Aviron        Artiste     Alexandria


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Dans la peau d'un boulet

 08-11-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

Je conçois que se mettre dans la peau d’un boulet n’est pas une chose courante ni aisée. De prime abord, ça peut même paraître absurde. Pourtant c’est la mission à laquelle je me suis attelé, un peu malgré moi je dois l’avouer.

Généralement lorsque je fais quelque chose, j’essaie de m’investir réellement. Autrement dit, je fais les choses à fond ou ne les fais pas. Je ne suis pas du genre à ne m’investir qu’à moitié, à laisser des choses inachevées ou imparfaites (ça ne veut pas dire non plus que je parvienne à la perfection…)

Vous vous demandez encore ce que j’entends par « dans la peau d’un boulet ». C’est très simple. Il suffit de quelque leçon pour y parvenir sans trop de mal :

- Aller à la douche et se rendre compte une fois sous l’eau de l’oubli de sa serviette (balot) ;

- Faire son nœud de cravate (neuve) et dans un excès incompréhensible de force, la déchirer (re-balot) ;

- Se rendre compte le lendemain de l’oubli d’une réunion avec son chef (confusant ;-)) ;

- Réaliser que les trois points précédents concernent la même journée (frustrant) ;

- Mettre une machine à laver et oublier de mettre la lessive (énervant).

J’essaie par tous les moyens de m’améliorer et d’en trouver des mieux à mettre en œuvre. Si vous avez des suggestions, n’hésitez pas. J’arrive à bout d’inspiration.

Merci par avance.

Romée et Eugénie, j’aurai voulu décrire une journée type comme les vôtre mais malheureusement, les miennes ne se passent jamais tel que prévu. Bizarre.


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Ma vie ne tourne pas qu'autour des limousines...

 07-11-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

Ce n’est pas parce que je me déplace dans New York City en Lincoln Navigator Limousine que je loge dans des palaces…

Dans les auberges de jeunesse qui me servent de maison, on rencontre des personnages fascinants, parfois, énervants, souvent, ou haïssables, généralement les jours où on y est. Enfin, certains diront, c’est ça la bohème, que ça fait partie du jeu d’aller en auberge de jeunesse. Ou pas.

Dans mon auberge de New York, il y avait donc des spécimens assez intéressants. Il y avait tout d’abord nos deux amis indiens bizarrement surnommés les Pakis. Certainement pour brouiller les pistes. Notre côté espion à 2 dollars sans doute. Rythme de vie assez étrange quoique beaucoup plus sain que le mien. Couché 9h, levé 4h, sans même besoin d’un réveil. Hormis le fait qu’ils se levaient à l’heure à laquelle on tentait de se coucher, il n’y a pas grand-chose de délirant, je vous l’accorde. Mais bon, nos deux spécimens sont tout de même parvenus à faire baliser notre cher Arny (il souhaite rester anonyme) lorsqu’ils se réveillaient en pleine nuit pour prier assis en tailleur sur leur lit. J’entends déjà de loin vos cris m’accusant d’intolérance, de misanthropie ou pire de ne pas accepter leur religion. Rien de tout ça ne m’est en fait venu à l’idée. Ils avaient juste une tendance à manier l’égoïsme avec dextérité. Du genre réciter leurs prières à haute voix, prendre des douches pendant 40 minutes pendant que trois autres personnes attendent, passer des coups de téléphone en pleine nuit…

Et puis, il y avait aussi le genre « cette chambre, c’est un peu chez moi ». Trois uruguayennes pour ne pas les citer. Du genre qui rentrent forcément plus tard que nous (si si, ça existe !), se croient chez elles alors n’hésitent pas à faire plein de bruit histoire de ne réveiller personne, décident de faire leur bagages à 7h du matin alors qu’elles ne partent pas de l’auberge. Bref, un vrai bonheur. Je vous en souhaite de pareils, mais avec chambre privée, matelas moelleux, draps en satin et oreillers en pagaille.


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New York, le retour

 06-11-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

Après mes impressions peut-être un peu corrosives de ma première semaine à New York, il fallait bien que j’y revienne afin d’avoir un autre regard, moins influencé par la découverte et plus objectif aussi. Me voici donc parti pour New York, entre autre car quelques conférences de prévu sur place avec mon groupe.

La ville n’est plus tellement une découverte en elle-même, les quartiers de Manhattan ont plus ou moins été parcourus mais ça ne me suffisait pas. Alors on a marché. Je pense qu’on a bien du faire l’équivalent d’un Paris-Nice, à pied bien sûr. Marche-t-on autrement ? Après avoir fait Soho et Chinatown de long en large, mes impressions n’ont pas tant changé. D’accord, je trouve Soho bien plus sympa et accueillant que durant l’été mais Chinatown reste ce quartier toujours aussi sale et dominé par les faux, quelque soit le domaine. Hormis quelques poissonneries ou marchant de produit alimentaires typiquement chinois, tout dans ce quartier est fait pour le touriste ce que je n’apprécie donc pas forcément.

Je ne vais pas vous faire tous les quartiers mais bon. Globalement, ça va mieux. J’ai fait le suivi de chantier de la Freedom Tower sur le site de feu le World Trade Center. Ça avance, pas vite mais ça avance. Des murs commencent à monter.

Central Park

Arbres_CentralPark

Central Park commence à se parer de ses couleurs d’automne comme dans la plupart des films. Je comprends maintenant sa dimension romantique, son côté fascinant.  On a rapidement l’impression d’être au milieu de nulle part et il est possible d’y marche une journée complète comme nous l’avons fait et de ne pas voir la ville ou presque. On voit au loin dépasser quelques tours, mais  ça s’arrête là. Point de bruit, de foule ou de sirène de pompier… Un havre de paix !  On y a également croisé des danseurs en rollers, des musiciens divers, des amoureux enlacés, des touristes perdus, des dragueurs sur des barques, des sportifs courants, de policier polissant…

Les couleurs jaunes, vermillon et vertes donnent envie d’y peindre à l’huile voir de laisser son regard se perdre dans les arbres et son imagination dans des méandres inconnus. Un bonheur ! Seul le froid et le vent étaient là pour nous rappeler que nous n’étions pas vraiment dans un film et que la pneumonie nous guettait…

Marathon

Ce week-end était également le week-end du fameux Marathon de New York. Selon mes sources, il n’y aurait pas loin de 40 000 participants. Honnêtement, je n’ai même pas essayé de les compter, car 1) je ne les ai pas regardé tous passer 2) ça n’a absolument aucun intérêt.

J’ai tout de même regardé passer la foule de coureur. Du moins, ce qu’il en restait, je ne me suis bien entendu pas levé assez tôt pour voir le premier passer la ligne, et encore moins pour les voir passer encore en forme. Il y a ceux qui passent la ligne, fatigués par l’effort mais tout de même encore vivant et puis il y a ceux qui font s’interroger sur leur état. Je crois vraiment que certains se font du mal et passe la ligne, en marchant, mais à la limite de la crise cardiaque. Allez comprendre ??

Il ne faut pas croire que le marathon ce n’est que de la course à pied. Non, c’est aussi une course aux sponsors car nous sommes aux US mes chers ! Alors ING a eu la bonne idée de mettre des banderoles partout et de faire distribuer par des beaux camions UPS des couvertures de survie siglées à leur nom ; philanthrope, non ?

 


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Halloween à Georgetown

 31-10-2007 -  Etats-Unis d'Amérique
Scream

Je sais, j’ai à peu près deux siècles de retard dans l’écriture. J’étais parti en reportage spécial, me mettre dans la peau du vernaculaire, endosser le costume du vrai monstre d’halloween, errer dans les rues de New York, partir en quête d’une preuve de l’automne dans Central Park. Bref que du grand art que vous allez découvrir dans les articles à venir. Pour commencer donc, Halloween. Non pas à l’université, mais dans le quartier de Georgetown. Quartier branché s’il en est, Georgetown est d’ordinaire un quartier qui malgré tout, est relativement calme. Pour Halloween, adieu calme, ordre et tenues hype. Le royaume de la branchiture s’est transformé en erre de jeu de vampires, cruella et autres infirmières voluptueuses. Et oui, car malgré les apparences, ici Halloween n’est plus trop une fête ou il faut faire peur mais plutôt une fête ou il s’agit de se permettre ce que le puritanisme en temps normal réprimerait. Autrement dit, les gens laissent largement libre cours à leur imagination sur des déguisements plutôt osés qui n’ont pas grand-chose à voir avec Halloween. Ou alors si, il s’agit toujours de la fête de tous les saints, mais pas avec la même orthographe… C’était donc quelque chose de grandiose à voir. Sociologiquement très intéressant… En revanche, les américains pour l’instant m’avaient toujours paru des gens très organisés, très carrés. Là, le contraire a été démontré. Malgré eux si je puis dire. Je pense pourtant que ce n’est pas la première année qu’une foule part à 500 et arrivée à 5000 à Georgetown. Nos amis les forces de l’ordre ont eu le bon goût de mettre des barrières de sécurité le long des trottoirs plutôt que de fermer les deux rues principales. Riche idée lorsqu’on sait qu’un samedi normal les trottoirs sont déjà trop étroits pour tout le monde. Les trottoirs se sont donc transformés en shaker géant où les gens étaient ballottés d’un côté à un autre sans trop pouvoir contrôler leur direction. Je crois qu’une bonne manifestation à la française apprendrait aux forces de l’ordre comment fermer une rue…


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Les cieux m'ont entendu

 21-10-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

Je commence sérieusement à croire que mes vœux et prières ont une influence certaine sur le cours du monde. J’avais commandé un temps radieux pour ma petite expédition à Baltimore. Chose voulue, chose réalisée. Temps incroyable qui nous a permis de découvrir ce petit port dans le meilleur des contextes. Bon, je dois avouer que cette ville n’a de port que le nom et la présence de l’eau et de quelques bateaux. En général, les petits restos de fruits de mer vont de pair avec la présence d’un port. Ici, hormis les restos de hamburgers, voire de sushi, on n’a rien trouvé de tel. Grosse déception pour nous qui attendons depuis trois mois déjà de manger un petit poisson… Je serai prêt à tout, même à ce qu’il soit carré, pané, fade et verdâtre pourvu que ce soit un poisson. J’ai pourtant eu l’occasion d’en voir énormément. Je voulais vous faire une petite blague et vous laisser croire à une excursion dans les caraïbes mais le temps ayant eu raison de moi, je crois ne pouvoir faire deux posts différents. J’ai donc été au formidable, puisqu’il faut bien utiliser quelques superlatifs, aquarium de Baltimore.

Port de Baltimore

En sorte d’aquarium, c’est plutôt un nouveau monde que l’on découvre. Immense, incluant une mini forêt tropicale avec des oiseaux étrangement couleur fraise Tagada, des grenouilles bleu de cobalt, des tortues avec trois nageoires. Bref un bonheur. J’ai failli emporter avec moi un des dauphins. Je dois avouer que j’ai été séduit par leur fluidité, semblable à celle des baleines mais avec quelques mètres et quelques tonnes de moins !! Nos amis les requins ne m’ont pas spécialement convaincu l’aller nager avec eu, même dans une pseudo cage. Ils n’ont pas l’air commodes les pépères.

C’était très certainement la seule chose intéressante de Baltimore mais nous avons eu droit en prime à un spectacle comme il n’en existe sûrement qu’aux US. Nous sommes arrivés juste au moment où déferlaient des centaines voire des milliers de supporters des Ravens, l’équipe locale d’american football. Un grand moment de beauf’attitud’. Je pense qu’il ne devait pas y en avoir un seul sans le t-shirt violet tellement glamour de son équipe. Je crois me souvenir que les numéros 86 et 20 avaient la côte. Tous arrivés en SUV, le barbecue installé dans le coffre ou sur la remorque. Tous buvaient des Bud light ou autres ersatz de bière immondes. Oui, dans la rue, tous buvaient dans la rue. A croire que l’hypocrisie de la législation américaine sur l’alcool va jusqu’à faire des exceptions les jours de match. Il ne faut pas boire en temps ordinaire mais lors des matchs, il est autorisé voire conseillé (pour ne pas sortir du lot) de boire des litres de Bud devant la police jusqu’à hangover s’en suive. Un grand moment. Tous installés sur des parking à perte de vue. Je n’ai jamais vu rien de tel. Nous avons décidé de décerner la palme à ceux venu en camping-car ou SUV, barbecue installé, faisant griller les saucisses sur le parking en face du stade… et regardant le match à la télé. Et oui, tout le monde ne peut pas non plus s’offrir des places. Elles doivent être au prix d’un t-shirt de l’équipe, il fallait faire un choix crucial, le maillot ou la place…

J’ai tenté d’intercéder en leur faveur pour sauver leur âme. Rien à faire. Ça ne peut pas marcher à chaque fois.

En revanche, peut être vous souvenez-vous de mon court article sur nos amis Birmans. Mes supplications ont été prises au sérieux. Sa sainteté le Dalaï Lama est venue me rendre visite. Puisqu’il avait un peu de temps, il a décidé de rencontrer également le Président Bush ainsi que Richard Gere. Non, vous ne rêvez pas. Richard Gere, après pretty woman, pretty tibetan.

Le Dalaï Lama

Le grand homme nous a impressionné par sa joie de vivre, son humour, son autodérision… et son ironie. J’ai beaucoup apprécié lorsqu’à la fin de son discours en anglais, il a mentionné que les droits de l’homme sont important mais qu’il ne faut pas pour autant oublier l’environnement. Officiellement cette petite pique était destinée à la Chine, mais ne nous faisons pas d’illusion, George W. était également visé. Cette après-midi passée sur la pelouse du Capitol a été surréaliste. Parfois j’ai du mal à réaliser que je suis dans la ville du Capitol, de la Maison Blanche… Mais alors là, c’était le pompon ! Je vous dresse le tableau. Quelques centaines de personnes assises sur la pelouse du Capitol, assistant à la remise de la médaille du Congrès au Dalaï Lama. Ecoutant avec attention son premier discours dans un anglais hésitant, voire titubant. Puis nous avons eu droit à un mini concert mené par divers artistes tibétains. Cette musique est vraiment surréaliste. “Surréaliste mais sympathique”.


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Sans titre

 14-10-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

Parce qu’on est à DC, parce qu’il fallait bien reprendre le rythme des sorties-découvertes de la vie locale, parce qu’il fallait arrêter de faire nos touristes ou nos djeun’s en colo, j’ai été dans un club de jazz. Le groupe ne jouait pas de jazz mais de la soul/blues à mourir. Le chanteur, black, avait une voix incroyable, idem pour la chanteuse. Les reprises improbables de grands classiques comme Sweet home alabama ou Billy jean… que du bonheur !

Et puis il y a aussi eu la réédition, retour au Club 1223 (prononcez « twelve twenty three ») car c’était l’anniversaire de Sandrine (qui d’ailleurs lit mon blog ;-) dédicace ;-)). Joyeux anniversaire Sandrine. Voilà ça, c’est fait ! Elle ne pourra pas dire que j’ai oublié ;-)

Et puisqu’on est des français, des vrais, aujourd’hui on a regardé le match de rugby dans le lounge. On était bien 10 à crier derrière notre télé, ça change des américains s’extasiant devant un match de baseball devant lequel, n’importe quel européen normalement constitué s’endormirait au bout de 4 secondes. Je n’en dirai pas plus sur le match, c’est un souvenir douloureux pour certains… Vous pouvez constater qu’on avait une installation du tonnerre !

Déprimés

Demain départ pour Baltimore, bon ok, ce n’est pas non plus une énorme aventure, il n’y en a que pour une heure à y aller… je vous tiendrais au courant !


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La vie américaine

 10-10-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

Il ne faut pas croire que je ne fais que sortir. Parfois j’étudie, j’ai même obtenu un A à mon premier “paper”. C’est ce qu’on appelle la classe américaine ! Il y a donc les conférences dans diverses ambassades (Mexique, Botswana, Chili), dans les think tank, les organisations internationales ou gouvernementales. DC est la ville rêvée pour les organisations. Il y a celles qui sont certainement utiles, et puis celles qui même en cherchant bien n’ont pas vraiment d’intérêt. Après tout, au pays des ONG il est normal d’en voir autant. Je me demande quand même comment certaines font pour obtenir autant de subventions, qu’elles soient publiques ou privées. Elles sont toute situées en plein centre de Washington dans des immeubles somptueux avec des salles de réunions à faire pâlir celle de nos grands groupes français. Bien sûr, on est aussi au pays où il faut en imposer. Tout est basé sur la représentation. Le luxe des locaux semble être le corollaire de l’attribution de subventions. Le moindre business analyst y écrit des “papiers” que bien entendu il publie. Tout apparaît comme étant tellement facile… Je crois que la communauté française de l’université aurait dû monter une ONG afin d’obtenir quelques millions de dollars, on aurait pu se payer une voiture avec chauffeur pour nos visites, et puis tant qu’on y est, des chambres un peu plus luxueuse, un vrai cuisinier, des américains non texans… Oui, car il faut bien parler des choses qui blessent. La cuisine tout d’abord. Franchement, la population américaine s’étonne d’être touchée par l’obésité. Perso, je ne suis pas vraiment surpris. Je m’étonne même que plus ne le soient pas. L’huile est une religion, dans les pâtes mais aussi pour faire cuire des saucisses ou des blancs de poulet, les sodas sont moins chers que l’eau, une gaufre sans sirop d’érable ou sans beurre de cacahuète n’est pas vraiment une gaufre. J’ai réfléchi un peu et ai réalisé qu’on fait de l’huile avec les cacahuètes. Le beurre de cacahuète ne serait-il donc qu’une sorte d’huile en pâte ? J’ai essayé, une fois. Autant dire que ce moment a comme par hasard coïncidé avec la dernière fois. J’ai aussi tenté la gelé. Oui, la gelé, rouge ou verte fluée, collant à la cuillère lorsqu’on la retourne. Il paraît que pendant la guerre du Vietnam certains soldats s’en sont servi comme explosif… allez comprendre ;-) Il faut bien reconnaître un avantage à être ici. Il fait toujours entre 25 et 32°C, j’apprécie d’être en t-shirt, flip flop, de manger des glaces italiennes avec de la chantilly, de m’allonger dans l’herbe, de dormir sans couette… Et puis on a aussi toujours les fruits d’été, fraises, raisins… que du bonheur !!!


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William Turner - National Gallery

 10-10-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

Ils ne chôment pas à la National Gallery de DC. Après Edward Hopper, voici donc une exposition dédiée à William Turner. Si vous vous demandez qui il est, allez donc faire un tour sur un des deux liens suivants :

http://www.impressionniste.net/turner.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Mallord_William_Turner

Vous réalisez donc maintenant son importance dans l’histoire de la peinture moderne. Ayant influencé les impressionnistes, il fait partie des rares peintres à être accepté alors même qu’il était à l’origine d’une révolution picturale. Les photos étant interdites, mon côté Etan Hunt se croyant dans mission impossible a repris le dessus. Je vous livre donc quelque clichés... y compris du musée lui-même qui vaut le coup. Enjoy!

William Turner


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Insomnie, quand tu nous tiens!

 05-10-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

Vous vous souvenez sans doute de Stéph de Monac’ chantant « comme un ouragan qui passait par là… ». Je sais, j’ai des références musicales torrides. En ce moment il y a plein d’ouragans dans ma vie, et pas seulement dans la mienne. Alors, ne pas dormir pour ne pas penser est le meilleur moyen d’avoir un regard un tant soit peu pétillant le matin. Certains prétendent penser à la faim dans le monde, aux OGM ou à la Birmanie avant de s’endormir. Moi, quand je dors je suis égocentrique. Je pense à moi, à ma vie, à mon entourage. Deux mondes se côtoient ; le jour et la nuit. Le jour est le moment où j’existe. C’est le temps des rires innocents dans notre quartier général : deux tables de pique-nique avec des parasols. Le temps des cours, du stage, des sorties, des visites, de l’insouciance en sorte.

La nuit, le monde tourne sans moi. J’ai parfois l’impression que je suis une particule flottant au-dessus des gens et observant leur vie. C’est le moment des envies les plus ridicules. N’avoir jamais de mauvaises pensées ni de coup du sort. Si je me concentre un peu, je me rends ivre d’idées noires. Je m’étourdis à force de m’entêter à les conserver.  C’est facile.

Alors je rêve aussi “d’ailleurs”, au pluriel. Soudain, je réalise que je suis déjà dans ces ailleurs, et rien n’a changé. Comme quoi, ça ne sert à rien, ce n’était qu’une idée stupide de plus. Et moi qui avait cru quelque instant  que Réjean Ducharme pouvait avoir tort, que les rêves ne sont pas illusion…
« Larguez les rêves, hissez les illusions !
Larguez les amarres, hissez les horizons ! »


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BIRMANIE - La non violence face à la force

 01-10-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

Mes amis, devant les événements birmans, je me vois dans l'obligation d'interrompre votre programme.

Moines Birmans

La photo parle d'elle-même, l'heure est vraiment grave.

Que penser de la révolte pacifiste de ces moines? De leur courage face à l'adversité? Face à l'inhumanité? Je me demande ce que ces militaires et leurs mitraillettes peuvent bien penser face à des moines accroupis. On assiste là à un retour des marches pacifiste de Gandhi soutenue par son fameux ahimsa, le principe de non-violence si je me souviens bien. Martin Luther King et sa cloche de la liberté ne sont plus là, Nelson Mandela non plus, à eux seuls, ils ont autant de charisme que ces figures passées. Espérons que leurs paroles auront autant d'échos. C'est là qu'ils sont impressionnants. Eux ne semblent avoir d'autre leader que le Bouddha qui leur indique la voie. Les bonzes n'ont théoriquement le droit de manifester que dans le cas où leur pratique religieuse est menacée ai-je appris. Vivant des offrances de la population, la dictature opprimant la population les met en danger. Alors ils le font savoir, à leur façon.
la paix doit se vivre en toute occasion. Alors face aux armes, ils s'apaisent. Puisse le monde en faire autant...

"Un jour, le Bouddha Shâkyamuni était avec ses disciples
sur le Mont des Vautours.
En silence, il cueillit une fleur, une simple fleur,
une fleur d’udumbara, dira t-on plus tard.
Il tourna cette fleur entre ses doigts en guise d’enseignement.
Seul, Mahâkâshyapa, le futur premier patriarche, souria.
Il avait reçu et perçu.
Le Bouddha ainsi aurait transmis l’essence même de son précieux trésor spirituel .
Le Zen jaillit de cette histoire où l’écrit n’a point d’importance.
Juste une voie abrupte dans le silence qui touche l’esprit et le coeur.
D’ailleurs, le Bouddha Shâkyamuni n’a jamais écrit.


Par la suite, la fleur Udumbara devint une fleur légendaire :
fleur étrange inscrite dans les textes bouddhiques,
fleur qui fleurit comme l’arrivée d’un nouveau bouddha.
fleur n’ayant fleuri qu’une fois avant la naissance du Bouddha
fleur qui ne fleurira maintenant que tous les 3000 ans."



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Strass et paillettes

 30-09-2007 -  Etats-Unis d'Amérique

Vous connaissez mon côté sportif, mon côté aventurier de l’extrême… alors je suis prêt à tout pour vous faire hurler de rire et de passion en lisant mon petit journal ! Bon, malheureusement pour le moment ce n’est pas une grande réussite mais je ne désespère pas !

Je n’allais donc pas rester sur une seule soirée VIP. Pour qu’il y ait un « jamais deux sans trois », il fallait bien qu’il y ait d’abord un « jamais un sans deux ». Depuis hier, la faute est réparée.

J’avais donc prévu une petite soirée avec deux amies suédoises, Johanna et Elida, dans un club où nous étions sensé retrouver un américain croisé dans un soirée quelques jours plus tôt.

Ce qu’il ne nous avait pas dit, c’est qu’il nous avait réservé une table dans le carré VIP, et avait commandé deux magnums de champ’ Veuve Clicquot et une bouteille de vodka qui devait bien faire 4 litres (et ne coûtait que 400dollars…). Jamais vu truc pareil. Pour ne rien vous cacher, je pense que ses intentions n’étaient pas forcément très catholiques. Le champ’ devait originellement être destiné à rendre mes deux suédoises ivres (oui, je m’approprie vite les demoiselles ;-)) et la bouteille de vodka à m’éliminer… Mais mon côté bodyguard de derrière les fagots a repris le dessus et m’a fortement conseillé de rester très sobre, notre hôte n’étant qu’à moitié bien intentionné ! Je crois qu’il a été un peu fâché que je sois là, mais bon…

J’aime bien ce genre de Club. Lorsque je dis ce « genre de Club », je pense aux Club très chics mais qui ne sont pas pour autant pédants, ceux où il y a une personne à temps complet dans les toilettes pour vous tendre des essuie-mains et vous proposer du parfum… Je dois reconnaître que je m’habitue vite aux carrés VIP, c’est tout de même agréable de danser sans être sans cesse bousculé :-) A mon retour à Paris, je m’y mets, promis !


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