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Prénom DC et d'ailleurs
Age 24
But du voyage Expatriation
Date de départ 02/08/2007
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Durée du séjour Qui sait?
Nationalité France
Description
Note: 4,8/5 - 78 vote(s).


Pays visité(s) :

Tous
Etats-Unis d'Amérique (Carte)
Italie (Carte)

La Dolce Vità?

 20-05-2008 -  Italie

Après ma petite excursion au lac de Côme, la Toscane. Départ pour un petit roadtrip de quatre jours avec des collègues. Pour l’occasion nous avions donc loué un carosse Opel Zaphira : certainement LA voiture des papas trentenaires (amateurs de sièges-enfants et de petits pots Blédina*) en concurrence avec la Scénic pour sa tenue de route digne d’une Fiat 500 et son confort légendaire.

Tout a donc commencé par un départ en fanfare sur l’autoroute et un premier arrêt au péage. Arrêt forcé du à une boulette du conducteur, dont je tairai le nom afin de ne pas nuire à son intégrité. Arrêt donc suivi d’une marche arrière au péage pour s’être engagé sur la file « Télépéage »… Je vous passe donc le gag des voitures nous suivant et le semi-remorque devant reculer au péage afin de nous permettre de changer de file… mythique, on a quand même eu assez peur pour nos vies, quelle que soit leur valeur. Bref, on a donc fini par arriver à Florence dans notre relais & château sur la petite colline face à la ville et à son fameux Duomo. Heureuse surprise, l’endroit était absolument magnifique, le salon avec ses tables pour jouer aux cartes, le feu de cheminée, etc. Un régal pour nos yeux et surtout pour apaiser nos esprits suite à 300km de routes italiennes sur lesquelles le mode de conduite est le freestyle le plus complet, les italiens étant partagés entre deux complexes, celui de la file de droite, et celui de l’excès de fierté.

Oui, complexe de la file de droite, tous les conducteurs voulant être sur la fille de gauche. Et fierté, car l’italien n’aime pas être doublé, oh non, il n’aime pas ça. Le pire parait-il est à Naples, je n’ose même pas imaginer…

Petit tour de reconnaissance dans cette ville où il faudrait beaucoup plus qu’un jour pour espérer en avoir fait le tour. C’était donc un petit repérage des endroits à aller voir lors de notre prochaine visite. Tout de même, avons fait une visite du Duomo et sommes montés en haut du dôme en question. Le parcours pour y monter est d’ailleurs assez acrobatique ; l’architecte de l’époque n’ayant pas prévu qu’on y ferait des visites quelques années plus tard… Scandaleux.

La vue y est magique, vous pourrez le constater en voyant les photos sur mon site Picasa si vous allez y faire un tour. Cette ville semblait alors regorger de tout ce dont il manquait à Milan. Des rues vraiment anciennes avec de beaux immeubles. N’étant pas encore ou presque sorti de Milan, je n’avais encore que l’image de cette dernière dont l’architecture est lamentable hormis dans centre-ville historique.

Ces rues étaient accompagnées de petites places avec des églises assez improbables, en bref, je trouvais Florence très belle, admirant l’omniprésence de la Renaissance. Le tour de Florence que nous avons fait était assez partiel j’en conviens mais je ne pouvais pas imaginer changer d’avis un instant. Après avoir vu Milan, Côme et Florence, j’étais en mesure de dire que Florence était la plus belle vie d’Italie que j’avais vu.

Surprise lorsque arrivé à Sienne, je découvre une ville à dominante médiévale et non plus renaissance comme Florence. Alors que Florence était dans les tons jaune pierre, Sienne est tout simplement couleur… sienne. Essentiellement construite en briques, elle a intégré de façon incroyable la vie contemporaine. Du centre-ville émane une dynamique et une énergie étonnante. On a donc sacrifié à la tradition régionale et sommes entré dans un petit restaurant où l’on mangeait du sanglier. Un vrai bonheur. Arrivé le soir, nous avons donc fait une première visite de nuit ce qui finalement est génial pour découvrir une ville. On voit ainsi sa vie et son atmosphère d’une façon différente. En fait, nous avons procédé comme ça pour presque toutes les villes où nous sommes allés. Une immense place en croissant de lune abrite une église hors du commun. Nous sommes donc encore une fois montés en haut de son clocher. On aime bien ça les clochers. De là haut s’affichent à perte de vue les paysages de Toscane ; petites collines dont les hauts plateaux sont le refuge de villages où les églises sont manifestement plus nombreuses que les écoles. Le ciel couvert de nuages épais nous a offert un échantillon unique de lumières et de reflets sur les différentes collines entourant Sienne. Nous avions un instant pensé que le manque de soleil étant une grande perte pour notre voyage, et bien c’était une grave erreur. La richesse des éclairages à travers les nuages était au final bien plus intense qu’un ciel du bleu le plus uniforme.

J’ai tellement de retard que je ne me souviens même plus très bien de tout ce que nous avions fait ensuite, hormis être resté hébétés par la beauté de cette ville.

 

Direction Montepulciano, petit village producteur d’un des vins les plus fameux d’Italie. Pour s’y rendre, plus d’une heure de route de campagne sur lesquelles hormis une voiture, nous n’avons croisé que des faisans. La route était une attraction en elle-même, par la diversité des paysages qu’elle nous offrait, les couleurs variant du jaune au vert anglais et à l’émeraude. Incroyable. Trouvant la route un peu longue, nous nous sommes mis en quête d’un endroit où manger. Pas facile perdu au milieu de la campagne toscane. Pourtant, après avoir suivi une mini pancarte nous avons trouvé, logé au milieu d’un champ d’oliviers, un agriturismo hors du commun où nous avons pu déguster de la charcuterie et du fromage avec du miel. Une grande découverte culinaire. Je vous épargne nos discussions avec Abricot, le cheval du coin et notre débat sur la piste d’atterrissage pour hélicoptère, cet endroit nous a retenu bien plus longtemps que prévu. Malgré les réticences de certains, nous avons finalement repris la route pour Montepulciano où pour tout dire, nous avons été assez déçu. Il faut dire que nous arrivions avec nos impressions sublimées de Sienne et de l’agriturismo. Ce village si fameux pour son vin est finalement assez décevant. Rien d’extraordinaire, ce n’est au final qu’un petit village médiéval sans cachet.

Heureusement, Montalcino où nous nous sommes ensuite rendu a largement relevé le niveau. Encore une fois, notre visite de nuit nous a donné une idée unique de ce village médiéval. Peut-être est-ce du au fait que nous ne nous y soyons pas rendu pendant une période touristique, ou tout simplement parce qu’il était entre minuit et trois heures du matin, mais ce village nous a semblé déserté, presque abandonné. Cette impression d’être seuls dans la ville était géniale ! Au-delà du fait de ne croiser personne, nous avons surtout pu profiter des terrasses de café désertes à cette heure.

Courageux à un point que vous ne sauriez imaginer, nous nous sommes promenés dans la campagne le lendemain matin dès 7heures, espérant voir le lever de soleil. Seul problème, ce dernier semblait avoir décidé de se lever bien avant 7 heures. Quoiqu’il en soit, nous avons profité des paysages et lumières sublimes. Encore une fois, regardez les photos !

 Ces épisodes commençant à remonter à plus d’un mois, j’ai fait la version courte comme vous pouvez le constater. J’ai zappé les différents arrêts dans des châteaux sur le bord de la route, etc. Jetant un coup d’œil aux photos, je constate même que j’ai loupé une des étapes capitales du voyage. San Gimignano, certainement un des petits villages médiévaux les plus connu du coin. Pour preuve, même perdu au milieu de la campagne toscane nous avons du subir les cars de japonais… Si si, je vous assure.

 

Chose capitale pour le développement de la Toscane, la construction de tunnels sur les routes. Oui, je sais, je passe un peu du coq à l’âne mais je vous avais prévenu, je suis mes idées, quelque soit leur ordre. Donc, pour se rendre en Toscane depuis Milan, nous avons bien du passer sous une centaine de tunnels permettant de traverser ces fameuses collines. Pour tous ces tunnels, un grand merci aux subventions de l’Union Européenne sans lesquelles la Toscane serait encore aujourd’hui difficilement accessible. Tout ceci me fait repenser à l’expression de notre cher Metternick parlant de l’absence d’unité du territoire et du peuple italien précisant que « l’Italie n’est qu’une expression géographique ». En gros, l’Italie serait un état mais pas une nation ; question que l’on peut encore se poser aujourd’hui je pense. La construction de tunnel n’étant pas suffisante pour créer une unité de son peuple et dans son désir de vivre réunis. La Liga Nord souhaitant la séparation du nord et du sud de l’Italie est bien là pour en témoigner.

 

Pour ne pas rester trop longtemps à Milan, ma route ne s’est pas limitée à la Toscane, mais s’est poursuivi le week-end suivant par un tour intégral et mémorable du lac de Côme, puis par une visite de Gênes, ville qui ne mérite pas qu’on lui accorde davantage de temps que celui de prononcer son nom. Remercions néanmoins la Grande Punto qui a été notre fidèle étalon pendant ce week-end !

Enchaînons donc sur le Lac de Garde qui a lui seul dépasse nombre d’endroits soi-disant magiques de la côte d’Azur. C’est un lac mais on parvient assez facilement à l’oublier lorsque l’on ne voit pas l’autre rive. Oui, car mister Lac est large, très large, 46kmx17km aux endroits les plus larges. Je vous laisse vous faire une idée. Contrairement au Lac de Côme dont les rives sont impraticables autrement qu’en voiture, le lac de Garde est fait pour se promener. Ses rives sont aménagées en promenades bordées de cafés, restaurants et autres boutiques. Les petits villages de Salò, Sirmione ou encore Lasize sont absolument magnifiques, presque immanquables. Ce sont cependant des villages dont la visite est impossible sans voiture. Heureusement, nous avions pensé à louer THE voiture, une Lancia Epsilon. Après avoir visité quelques villages sur les rives est et ouest du Lac, nous sommes donc allé à Vérone, distant d’une vingtaine de kilomètres à peine.

Concernant Vérone, j’aurai du mal à tarir d’éloges. Ville de Roméo et Juliette ok, mais pas seulement. Encore une fois, c’est une ville riche d’architecture, partagée entre moyen âge et renaissance, entre l’art antique et sa reproduction postérieure et le contemporain. Les arènes romaines de la ville sont fameuses notamment en raison de leur utilisation continue jusqu’aujourd’hui. Petits roublards que nous sommes, nous avons intégré un groupe de personnes âgées français afin de bénéficier du tarif groupe pour la visite de l’arène. Pas bête la guêpe. Il y aurait tant et tant à dire sur cette ville, sur l’histoire même, sur Roméo et Juliette, sur le fameux balcon qui date du milieu du XXe, sur les tags enflammés d’amoureux qui envahissent les murs (les tags, pas les amoureux), sur le manque d’inspiration du ce cher Shakespeare qui n’a fait que réécrire une histoire inventée bien avant lui… Clément que je suis, je vous épargne cette peine, la description n’étant ni mon fort ni ma passion comme vous pouvez vous en douter.

 

* Non, je ne suis pas rémunéré pour cette publicité gratuite !


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Milan, me voici !!

 27-04-2008 -  Italie
A la demande général, sous les applaudissements du maître du jury (moi-même), et en retard de quelques mois déjà, voici donc la nouvelle cuvée de D’ici et D’ailleurs !

Non, je n’avais ni été enlevé par les FARC ni pris en otage par un groupuscule se réclamant de la Padania. Mais me voici donc, plus vaillant que jamais, en direct de Milan et pas seulement car je compte bien en sortir le plus souvent possible. Le monde est à moi !!! hum… Je m’emballe peut-être un peu. Disons que l’Italie est à moi !

 

Me voici donc, arrivant à Milan. Non, en fait, ça commence bien avant.

Avant d’arriver j’ai du partir. Tout débute avec la préparation de mes 12 702 tonnes de bagages.

A moins que ça ne soit encore avant. Finalement, tout a peut-être débuté au moment de franchir le seuil de la porte de mon recruteur. Enfin, c’est confus tout ma tête ; une sorte d’auberge espagnole. Tout a donc débuté, à un moment ou à un autre.

Toujours est-il que j’arrive à l’hôtel Missori. La banque dont je tairais le nom, pour ma sécurité personnelle, et surtout aux fins d’éviter une fin de contrat prématurée (due aux dérapages volontaires qui risquent de suivre), a eu la bonne idée de me trouver un hôtel à 500 mètres du Duomo. Pour les non-initiés, la cathédrale. Ayant renoncé pour de bon au camping, j’étais donc sensé avoir le temps de trouver un logement digne de ce nom. Je vous épargne les visites que je n’ai pas effectué, j’ai trouvé par l’intermédiaire d’un collègue un appartement situé Corso Sempione, à deux pas du plus grand parc de la ville (pratique si je parviens un jour à me remettre à courir), proche des transports, et surtout de quelques-uns des aperitivi les plus en vue. Oui, parce qu’il faut bien parler des choses qui intéressent vraiment. Sur l’Italie, les questions qui me sont posées tournent autour de trois thèmes différents :

-          les aperitivi ;

-          les italiennes ;

-          les italiens.

Bizarrement, le premier de ma liste n’est pas celui des trois qui fait le plus souvent l’objet de questions. Je laisse libre cours à votre imagination sur ce sujet.

J’avais donc commencé en parlant des aperitivi. Je préfère d’ailleurs vous prévenir de suite, cette année il va falloir suivre. L’organisation de mes idées ressemble à s’y méprendre à l’imbroglio d’un plat de spaghetti. Quoique, c’est peut-être pire.

Les aperitivi donc. Concept purement italien qui consiste à commander une boisson et à profiter de buffets de tapas, plats de pâtes, etc. mis à disposition par le bar. Tout le talent consiste à trouver l’endroit où l’aperitivo sera de qualité en prenant en compte des critères aussi subjectifs que l’ambiance, la qualité des tapas, les cocktails, la localisation, les prix, etc.

M’étant dédié corps et âme à cette mission, qui tout compte fait, n’entre pas vraiment dans le cadre de mon contrat de travail, je pense désormais avoir trouvé quelques repères sûrs…

 

Où en étais-je ? J’ai donc été logé pendant une vingtaine jours dans ce fameux hôtel. Appréciable certes, mais finalement, c’est aussi pas mal d’avoir un vrai home sweet home, de ne plus être coincé entre deux valises… Quoique, on se fait vite au service de chambre.

Mais je cafouille, il s’agit exactement de la période intéressante mais l’hôtel est sans intérêts.

L’arrivée dans une ville consiste en de nouvelles découvertes, de nouveaux émerveillements mais également de nouveaux a priori. Naissent alors des clichés qui disparaîtront au bout de quelques jours, voire quelques semaines. Des clichés sur les italiennes. Sur les italiens aussi. En fait, ces derniers clichés n’ont pas forcément disparu. Le terme cliché consiste peut-être même en un abus de langage.

Les émerveillements alors ? Dans ma façon de voir la vie, eux cessent rarement. C’est triste de dire que Marcel Gauchet devait être visionnaire lorsqu’il parlait du Désenchantement du monde dès 1985. Disons que je suis resté avant 1985. A l’époque où le monde avait encore l’espoir de pouvoir être enchanté.

Je m’émerveille donc devant les petites églises découvertes au détour d’une ruelle pavée, devant les places fleuries de glycines, les terrasses ensoleillées où s’installent des artistes peintres. Et peste contre les touristes qui annihilent le calme et le charme de ces lieux de mémoire en les transformant en boulevard où crépitent les flash, les expressions japonaises et le mauvais anglais des guides.

Comment ? J’en suis moi aussi ? Pas vraiment en fait. Du moins, pas au sens où je l’entends. Le tourisme est une sorte de passage ; moi je veux vivre la ville davantage que la voir. Voir une ville sert-il à la connaître d’ailleurs ? Alors, comme d’ordinaire, une multitude de réflexion viennent sourdre dans mon esprit et je pense à trop de choses pour les exprimer toutes.

 

Reprenons avant la digression initiale. Je suis donc arrivé à Milan le 3 mars. Tout s’enchaîne alors très vite. Le travail, un supérieur italien polyglotte, des collègues italiens, trois français, un administrateur délégué digne d’un personnage de bande dessiné ; des sourires en perspective. Par où initier une brève description ?

Mon chef. Ayant travaillé en Amérique du sud pendant quelques années, en particulier en Argentine, il ne rêve que d’une chose : repartir. Malgré son genre « travailleur acharné », il n’a pas réussi à dissimuler longtemps son côté « je suis un italien, un vrai ».

Dix jours après mon arrivé, j’ai demandé mes premiers jours de congé. Très subtile, expérience que je recommande fortement. Il me répond donc que ce n’est pas possible, à moins que ce ne soit pour apprendre l’italien avec l’italienne. Ce n’était pas vraiment mon choix initial… J’avais planifié un séjour en Toscane. Quatre petits jours de rêve mi avril. Récit à venir. Milan possède l’incroyable chance d’être situé avantageusement au cœur de l’Europe ou à tout le moins, de l’Italie. Tant de villes y sont près que je pense passer une bonne partie de mon temps à voyager, entre deux jours de travail.

30 minutes du Lac de Côme,

30 minutes de Vérone, Bergame, Monza, Parme et une multitude d’autres petites villes de charme ;

Moins de 2h de Turin, Gênes, Bologne, Venise, Florence, Berne (en Suisse…), Nice (Nizza pour les intimes)...

Je parlais donc de mon chef. Un petit séjour imprévu à l’hôpital nous a forcé à travailler directement avec l’Administrateur Délégué, ce qui n’a pas forcément été de tout repos mais a été et est toujours une expérience incroyable. Du grand art qu’il s’agirait presque de filmer ou à tout le moins, d’enregistrer. Je vous épargne cela pour l’instant, les choses plus intéressantes sont les villes.

 

Il Laggo di Como

 

Avant de partir pour la Toscane, ma route s’est donc dirigée vers le Lac de Côme. Idéaliste et traditionaliste extraverti, je pensais qu’il s’agissait encore d’un petit village lacustre, peinant à avoir des contacts avec le reste de la région. Hum, comment dire. Je me suis un peu fourvoyé. Comme quelques villes italiennes que j’ai découvert depuis ce moment là, la ville est en fait scindée en deux parties. La partie historique et la partie contemporaine. La partie historique garde presque cette âme de village se reflétant dans le lac. Comme dans à peu près toutes les villes italiennes, il y a une place Cavour, qui à Côme est la place centrale de la ville. Marchés d’artisans locaux, boulangers, producteurs de saucissons, etc. Ici, comme vous pouvez allègrement vous en douter, rien n’est fait pour le touriste. La proximité de la Suisse (Lugano en particulier) et la modestie de leur pouvoir d’achat en fait donc un lieu peu prisé…

En revanche, dès la sortie de la ville et le contournement du lac par la rive ouest, la dimension touristique s’estompe peu à peu au profit de panoramas magnifiques, de villas avec accès direct sur le Lac. Ici se mêlent palmiers, sapins, magnolia… Le microclimat ambiant favorise une végétation luxuriante (ça fait un peu phrase de guide touristique, non ?), et malgré la proximité des montagnes (rappelons que Côme est située en fond de vallée, sur les festons sud des Alpes Suisses), la température ne descend jamais en dessous de zéro. Pour faire dans le culturel et sortir des considérations purement péremptoires sur les clichés italiens, sachez chers lecteurs passionnés que le Lac de Côme est le lac le plus profond d’Europe avec plus de 410 mètres de fond. Ça vous en bouche un coin, hein ? Ou pas.

Expérience inédite s’il en est, l’ascension du Monte Bisbino. À ne faire sous aucun prétexte !! Pour cet échec retentissant, je tiens à remercier haut et fort le Guide du Routard qui précisait, dans une envolée lyrique qui ne sied résolument pas au cas présent, qu’il ne fallait « manquer sous aucun prétexte cette route panoramique de 17 kilomètres… » Durant la montée, disons plutôt l’ascension, j’ai bien dû maudire l’auteur de cette recommandation sur 47 générations et souhaiter brûler ce guide une demi-douzaine de fois. Je plante le décor. Une route d’une largeur douteuse (une largeur peut-elle vraiment être douteuse ?), permettant tout juste le passage d’une voiture. Seul hic, cette route est en double sens. Je vous épargne donc les marches arrière en montée pour laisser passer le véhicule venant en sens inverse, les virages dignes d’une attractions du parc Astérix, etc. Aller, soyons généreux, disons que sur les trois premiers kilomètres la route offre en effet un panorama digne d’une carte postale, mais en vrai. Ensuite, le paysage disparaît au profit de la brume et de la forêt dans laquelle on s’enfonce peu à peu.

Arrivé au sommet, une surprise de taille (j’exagère peut-être un peu), la neige nous attend. Hormis le Santuario della Beata Virgine situé à 1325 mètres d’altitude, circulez, il n’y a rien à voir. Prochaine étape, la décente. Heureusement que je suis couvert par Europ’ Assistance. Quoique, je ne suis même pas sûr qu’ils couvrent ce genre d’endroit.

Comme je vous l’avais annoncé, la frontière Suisse est vraiment proche. Pour la petite anecdote, parfaitement inutile j’en conviens, parvenu au sommet mon téléphone est passé sur un opérateur suisse.

Le Lac de Côme, qu’est-ce donc ? Des paysages de toits ocre rouges, de murs ocre et de clochers qui se reflètent dans les eaux du lac. MA-GNI-FIQUE.
 

Prochaine étape, la Toscane.


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