Vous connaissez ma passion de la
peinture… alors en dépit de toutes les règles, je vous livre là quelques photos
de tableaux l’essentiel français présent dans ce musée…
Puisque l’intensité des cours et
la rude épreuve du stage à la
DC Courts ne suffisent pas à sustenter ma soif
d’apprentissage, j’ai décidé d’employer ma journée avec l’exposition de notre
cher Edward Hopper. Qui est-il ? Un des rares peintres américains connu en
Europe tout simplement parce qu’il y est venu, s’est nourri de l’influence
impressionniste et réaliste et y a vendu quelques toiles. Je pense qu’on peut
difficilement se passionner pour sa peinture. D’accord, il a un travail très
intéressant sur la lumière, les mises en perspectives mais bon, son travail ne
peut ni dégoûter ni passionner. Alors j’y suis allé moitié convaincu. En suis
reparti de même. Il fallait bien voir cette exposition qui regroupe beaucoup de
tableaux, d’aquarelles mais aussi de dessin à l’encre.
Reporter de l’extrême, je suis
parvenu à prendre deux photos avant qu’un agent de sécurité vienne me
l’interdire…oups !
Le Mall se passe de commentaires.
Immense, incroyable, presque inhumains pourraient à peine le décrire.
Attention, ne vous méprenez pas, le Mall n’est pas ici le centre commercial
mais THE PLACE TO GO in DC.
Il y aurait tant et tant de
choses à dire… L’immense Capitol, les bosquets avec des sculptures, le Vietnam
Memorial, le World War II Memorial, le Lincoln Memorial….
Juste quelques mots.
Le Vietnam Memorial met mal à
l’aise. Il consiste comme vous pouvez le constater sur les photos en deux murs
formant un angle d’une centaine degré comportant les noms des morts au combat.
En soit, pour un mémorial, rien d’anormal. Mais ce qui impressionne et déprime
c’est bel et bien la taille de ce mémorial comparé à la taille de l’écriture de
chaque nom qui est elle minuscule. Tant d’hommes, tant de morts, tant de
simples noms désormais réduit en cinq centimètres.
Le World War II Memorial
impressionne aussi. Il est beau avec ses colonnes, son bassin, ses jets d’eau à
la gloire des états américains ayant participé à la guerre. Une chose
m’étonne cependant. Les Etats-Unis sont tout de même LE pays à ne presque pas
avoir d’histoire. Ici, on trouve donc partout des bâtiments récents équipés de
façades avec des colonnes…comme au bon vieux temps grec. Il faut bien la
construire l’histoire.
Alors si l’Histoire est si
importante, pourquoi est-ce que ce fameux mémorial pour la Seconde Guerre
Mondiale ne date-t-il que de 2004 ?
Enfin…je dis ça, j’dis rien…
C’est juste une remarque comme ça…
Veuillez comprendre, la guerre
des stars, et non pas la guerre des étoiles !
J’aurai pu également appeler cet
article « Mes compliments ». Car vous l’aurez sans doute noté, à
l’écrit mon esprit critique s’exacerbe et a une forte tendance à prendre le pas
sur mon émerveillement quotidien.
Je dois avouer que la vie
américaine, c’est quand même sympa.
Permettez moi de faire ma Kelly,
ou plutôt mon Brandon dans cet article mais il le faut. Ici les séries sont
diffusées six mois plus tôt qu’en Europe. De même pour les films ou les
concerts.
De fait, il faut bien faire des
choix, je ne peux pas tout voir ni tout entendre. Ainsi Willie Colon a remporté
un duel à trois (un tri-el ?), bref, un combat l’ayant opposé à Ben Harper
et Bob Dylan. Je dois avouer que le choix n’a pas été si rude que cela, Ben
Harper s’étant éliminé d’office par des places à $80 en premier prix. Bob Dylan
a joué de malchance. Il n’a rien trouvé de mieux que de faire un concert en
plein air, à 40 minutes du centre de DC, payant et debout. Vraiment, il n’y met
pas du sien pépère !
Dommage, j’aurai bien aimé voir un concert de l’endless tour avant qu’il ne prenne sa retraite… ou parte
rejoindre Elvis et le sien. Quand à Willie, je crois qu’il a cumulé les bons
points, voire gagné une image. Faire un concert gratuit en plein centre de DC,
le pied ! Bon, ok, la pluie c’était moyen…
Concernant les séries, je crois
que ça va devenir dur ! Il y a donc Prison Break qui a repris la semaine
dernière. Heroes ne devrait pas tarder Avec
ça je travaille quand moi ?? Pendant les entractes et les coupures
pub ??...
J’aurai presque le temps vu qu’il
y a au moins trois coupures pub par film…
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Vous pouvez trouver dès à présent
et en exclusivité le premier épisode de Prison Break saison 3 en streaming (et
avec pub) sur le site de la Fox www.fox.com
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Un problème se pose néanmoins.
Mes coupures pub, mes « commercial break » comme ils disent, sont
d’ores et déjà réservés à une autre occupations. Le billard. La présence d’une
salle possédant un écran géant home cinéma ainsi qu’un billard est un luxe bien
appréciable mais dangereux. Comment ne pas céder à la tentation d’une partie de
billard plutôt que de lutter sur les mots bizarres des différentes bibles du
professeur ?
Alors je joue presque tous les
jours au billard. Une partie ne saurait suffire. Il faut bien prendre sa
revanche, puis faire la belle et ainsi de suite… Au secours !!
Dévoué corps et âme à ma mission
de reporter sans frontière, j’ai déniché pour vous, lecteurs impatients, une
leçon de civisme bien méritée.
Bien souvent, vous ne vous
passionnez pour la politique que depuis quelques mois. Elle m’aspire depuis
tant d’années. Alors, je m’intéresse à la vie politique de DC.
Après le meeting d’Hillary
Clinton dont je vous privé, voici venu le rallye de Barak Obama ! Show à
l’américaine ?
Pas tant que ça. Bien sûr, il y
avait les stagiaires du staff de campagne distribuant des affiches peintes à la
main pour laisser croire aux médias que des partisans passionnés ont pris le
temps de les confectionner. Il y avait aussi la sono à fond… mais on s’y est
habitué depuis notre dernière campagne. Merci qui ?
Barak Obama n’avait pas besoin de
tant d’artifices. Bon orateur, c’est un fait. Mais on l’a tellement vu venir
lorsqu’il à parlé de sa mère. C’était l’instant « pathos », attendrissons
la foule avant de l’embraser en scandant « Ready to go ? Let’s go change the world ».
Mais ce n’est certainement pas
cela qui me fera voter pour lui. Car 1) je n’ai pas la citoyenneté US,
donc c’est déjà très mal parti 2) sur quel programme ?
Durant notre dernière campagne,
les médias français, enfin disons plutôt, les ersatz de médias qui tentent de commenter l’actualité, s’en sont
donné à cœur joie à propos des programmes des candidats. A savoir :
- Ségo a-t-elle ou non un vrai programme en plus des tea time prévus avec les partenaires
sociaux ?
- Super Sarko n’a-t-il pas trop de points à son
programme ?
Les interrogations résidaient en
fait pour l’essentiel dans les réponses à apporter aux maux universellement
reconnus : le pouvoir d’achat (la vie cher pour certain), l’emploi,
l’éducation, le système fiscal, la santé, les retraites…
Flashback à la politique
américaine (vous pouvez constater que mes digressions sont parfois longues). Je
veux bien admettre que pour l’instant la bataille vise surtout à départager les
candidats au sein de chaque parti : Barak Obama joue donc contre Hillary
Clinton, tout deux étant démocrates (je pose les bases). Je suis ici surpris
par le manque de contenu manifeste des programmes de chacun.
D’accord, il dit qu’il va augmenter
les salaires.
D’accord, il affirme vouloir
créer une sécurité sociale.
D’accord, il veut stopper la
guerre en Irak.
D’accord, il souhaite mettre en
place un nouvelle politique énergétique.
Mais qui ne serait pas d’accord
avec cela ? Franchement, je ne vois pas.
Mais COMMENT ? Comment compte-t-il mettre en place toutes ces
réformes ? Que compte-t-il faire au juste ? On n’en sait rien. Lui
non plus d’ailleurs.
Feignant l’ignorance, je ne
pourrai deviner si ce programme émane d’un démocrate et d’un républicain
(puisque désormais, certains républicains sont opposés à la guerre en Irak).
Suite aux nombreuses plaintes
adressées par les lecteurs assidus de ce pseudo journal, je vous informe vous
donner quelques informations à propos de mes cours.
Pour toi lecteur qui n’était pas
au courant, je ne suis ni un globe-trotter, ni un expat’, je suis bel et bien
sensé être étudiant dans cette charmante bourgade que l’on appelle Washington,
DC.
Pourquoi « charmante
bourgade » ? Ville aux multiples facettes, tellement cosmopolite que
l’on a parfois l’impression de ne pas être aux Etats-Unis. Du moins c’est
l’impression que j’ai ressenti lors du fameux concert donné par Willie
Colon.C’est sûr, pour les personnes qui
se contentent d’explorer le fameux Mall avec son obélisque et ses statuts,
l’Amérique, c’est là. De même pour le touriste lambda qui dans un moment
d’égarement se retrouve dans le fameux quartier de Georgetown. Ce quartier
ressemble davantage à un décor de cinéma en carton pâte qu’à une ville. Tout
est tellement aseptisé, propres. Les maisons y sont peintes de couleurs vives. Il
y a une ressemblance certaine avec Amsterdam si l’on exclu la présence des
cyclistes. Alors Georgetown, c’est l’endroit branché par excellence, c’est un
mix du boulevard Montparnasse vers Vavin et de la rue de Rennes. Non parisiens,
s’abstenir. Alors on y trouve essentiellement des boutiques faites pour
l’étudiant moyen de Georgetown roulant en Mustang ou en Cadillac. Normal.
Mais il y a aussi quelques bars
branchés où le cérémonial est toujours le même. Vos papiers s’il vous plaît. Il
ne s’agit même pas de boire de l’alcool mais uniquement de rentrer dans un bar.
La plupart du temps il faut avoir plus de 21 ans. Alors, plutôt que de ne pas
sortir, les étudiants « underage » ont tous leur « fake
ID ». Quoi de plus simple ?
Je ne citerai pas de nom, mais la
palme est tout de même remportée haut la main par une amie dont je tairai la
nationalité risquant à tout jamais de noircir davantage ce pays d’Amérique
Latine d’ores et déjà mal lotti. La demoiselle bénéficie d’une vraie ID mais
avec une fausse date de naissance. Quoi de plus normal lorsque le gouvernement
peut prendre à ses frais les « fake ID » ?
Hormis Georgetown et Adams
Morgan, les quartiers n’ont rien de transcendants niveau animations. Le
Chinatown de DC doit être un des seul Chinatown sans chinois. J’y travaille et
je peux vous dire que ce n’est pas ce qui court le plus les rues. Il y a bien
quelques commerces ou restos chinois, un portail démesuré et qui ne sert pas à
grand-chose mais c’est tout.
Voilà, après cette digression
parfaitement volontaire, je me sens exténué. Vous aurez droit aux nouvelles de
mes cours plus tard… ;-)
L’Alliance Française a un rôle précis. Promouvoir la francophonie et entretenir la francophilie à l’étranger. Autant dire qu’aux US, il y abeaucoup de travail mais le terrain est plutôt favorable.
Il suffit de parler à une américaine pour s’en rendre compte. A peine au courant que je suis français, elle dirait inévitablement une des phrases suivantes :
- ohhh France ! je peeeu paarlé fwançais
- you’re so cute ! i love french guys !
- ma cousine a été à Paris l’année dernière
- ma mère parle un peu français (ça me fait une belle jambe)
- Can you speak french? Pliiiiiiiiz
- je voudrai apprendre le français, tu peux m’aider ? (avec un sourire rappelant très fortement American Pie… c’est pour dire…)
J’en passe et des meilleurs…
Bref, tout ça pour dire que l’Alliance Française est bien utile, les américains kiffent la France, mais hormis le nom de Paris ne connaissent rien à la France (ah bon ?? Paris, ce n’est pas la seule ville de France ?)
Donc, jeudi dernier, l’Alliance organisait une petite soirée destinée à réunir quelques amis français de DC, dont je fais désormais partie. Ayant prévu pour l’occasion du french red and white wine, ainsi que des petits fours, ça m’a fait bien plaisir de retrouver la France, la vraie !
Un samedi soir pas comme un autre, c’est un jour où l’on décide de passer de la théorie à la pratique. Oui, vous avez bien lu. Après avoir tenté de comprendre les agissements d’un espion, un vrai, il s’est agit la semaine suivant de s’introduire secrètement dans une soirée privée.
Pour une première expérience, on avait choisi une boîte renommée. Le but de la manœuvre était de s’introduire à l’étage VIP et de profiter des quelques avantages que cela confère.
On pensait la tâche ardue, contribuer à changer le cours de l’histoire et pouvoir parler ainsi du treizième travail d’Hercule.
Il est manifeste qu’on s’était largement sous-estimé. Je dois avouer que pour ce coup là, mon statut de leader, sorti de nulle part s’est imposé avec brio. Arrivé devant la boite, il s’agit de mettre en avant une des demoiselles qui nous accompagne. Une jolie femme vaut bien plus qu’une carte de crédit. D’autant plus que munis de simples chemises et de notre culot, nous ne pensions pas aller bien loin.
Et puis je ne sais pas trop comment, peut être mon sourire ravageur a-t-il fait flancher l’immense videur. A sa question « Etes-vous sur la liste ? », j’ai répondu par une sombre mixture de mots à moitié anglais, à moitié français, lui expliquant que nous sommes sur la liste mais que sa liste n’est pas à jour. Mouai. Je ne sais pourquoi, mon incroyable talent d’acteur sans doute, mon charisme foudroyant, sans avoir rien demandé, il me dit, non seulement de rentrer,mais aussi me donne un bracelet pour avoir accès à la partie super VIP de l’étage VIP. Alors là, en 4 secondes chrono, j’ai ruiné le défi de la soirée.
Non seulement on rentrait gratuitement alors que l’entrée était à $20, mais en plus on a la super classe. Forcément, les gens faisant « bêtement » la queue pour rentrer se demandent qui donc pouvons-nous être pour passer devant tout le monde. Perso, j’adore. Je sens que je vais vite prendre l’habitude.
Alors nous avons décidé pour notre prochainement excursion mondaine de corser un peu la chose. Deux bodyguards, moi et mon roomate par exemple, costume, lunettes noires et oreillette, accompagnerontune de nos amiEs, habillée en robe, lunettes de star… ça peut être très drôle… à moins d’être refoulés…
Etant donné que je n’ai pas de retard dans mes posts, celui-ci correspond à ma sortie de samedi dernier…
Connaître une ville, c’est bien, connaître ses espions c’est mieux. Etant la ville du monde concentrant le plus grand nombre d’espion, Washington DC se devait de posséder un musée à la hauteur.
Après une formation, assez courte, le temps de la visite, je suis en mesure de vous livrer mes premières informations confidentielles.
J’ai repéré les lieux et pris des photos sur microfilm à l’insu des caméras, des gardiens, des rayons lasers et autres systèmes d’alarmes qui interdisent strictement ce genre d’espionnage.
Je vous laisse constater par vous-même.
Chers lecteurs passionnés par ce récit qui s’annonce envoûtant, voire onirique, je vous demande de garder la plus grande discrétion à propos de ces informations et de ne jamais révéler votre source.
Vous pourrez voir en avant première l’Aston Martin utilisée par notre ami Bond, James Bond dans Goldfinger, des affiches inattendues, des poses dévoilant mon vrai visage d’espion. Bref, du grand art.
Musée bien sympa puisqu’il est possible d’écouter le sonar d’un sous-marin, apprendre à ouvrir des serrures comme James Bond, ramper dans un conduit d’aération, et peut-être même découvrir des choses inédites sur la seconde guerre mondiale. Car, tu ne le sais pas encore cher public, mais ce musée est très orienté sur les années de la WWII ainsi que de la guerre froide. Alors vive les écoutes téléphoniques, les rendez-vous discrets pour se remettre des documents, l’apprentissage pour repérer d’autres espions… Un grand moment de bonheur. Avec mes comparses, nous avons du rester sérieux les cinq premières minutes de la visite et avons ensuite endossé à merveille notre rôle d’agent secret.
Un peu trop d’ailleurs. Je crois même que je suis encore un peu dans ce rôle. Ma légère tendance à me prendre pour un agent me jouera des tours mais pour l’instant, c’est bien marrant. C’est toujours mieux de s’inviter dans une soirée privée comme James, en disant « oui, je suis sur la liste ».Je maintiens à fond le suspens, vous comprendrez en lisant mon article « to be VIP, or not to be VIP ».
Et puis ce musée est aussi très marrant, on constate la véritable peur américaine du communiste grâce à des affiches insolites…
Pour toi public, j'ai repéré LE bon plan de DC de ce vendredi soir.
En règle générale, je suis du genre à prendre connaissance des bons plans avec un métro de retard, je ne sais pas trop pourquoi d’ailleurs…
Mais là, DC a fait les choses en grand.
Pour qui aime la salsa, voir Willie Colon en concert c’est un peu comme assister à une sainte apparition.
Alors imaginez un concert gratuit en plein air avec le maestro de la salsa ! C’était absolument incroyable, une pêche du tonnerre, une classe folle, un groove envoûtant et une voix d’une puissance étonnante pour son âge.
Tout était parfait…enfin presque. La pluie pour un concert en plein air, c’est assez moyen…
Mais il a su donner une impulsion incroyable à la folle amassée sur la place Woodrow Wilson et tout le monde a dansé la salsa comme si la pluie n’était qu’une illusion. Une sorte de remake d’une pub Tahiti Douche mais en plus funky.
Seule précision, le concert avait lieu de 19h à 21h30… bizarre comme heure pour un concert mais je crois qu’il restera très longtemps gravé dans mon neurone.
Avant que mon cher ordinateur du Tribunal ne s’allume, j’ai droit à un charmant message de bienvenue. En résumé « Big Brother is watching you ».
Je ne sais pas si c’est spécifique aux organismes gouvernementaux mais là c’est incroyable. En France, personne n’admettrait que l’on puisse fouiller dans le contenu de l’ordinateur d’un employé. La loi est assez stricte en la matière, seule une personne d’un service informatique peut consulter le contenu, et encore, seulement dans les cas de mises en danger du réseau informatique de l’entreprise (présence de virus…) ou d’utilisation allant à l’encontre des bonnes mœurs… Le seul cas dans lesquels la jurisprudence a admis la consultation du contenu par des supérieurs hiérarchiques a été il me semble l’espionnage industriel. Je ne sais pas si c’est seulement depuis ma visite du Spy Museum, mais désormais je me prends pour un espion.
Depuis que je suis là, j’ai bien du enfreindre 15 lois fédérales et autant de règles de la DC Courts. J’ai utilisé Internet à des fins personnelles. Oui, utiliser google maps pour trouver un plan de la ville doit faire partie des choses interdites.
Désormais, vous pourrez venir me voir entre 15h20 et 15h25, cave 28, 32e sous-sol, Guantanamo Bay.
Ci-dessous le fameux texte d’accueil :
“This is a DC Courts Computer system and is the property of the DC Courts. It is for AUTHORIZED USE ONLY. Any or all use of this system and all files on this system including personal information may be intercepted, monitored, recorded, copied, audited, inspected, and discloses […]
By using this system, you are consenting to such interception, monitoring, recording, copying, auditing, inspection and disclosure at the discretion of the DC Courts personnel. Unauthorized of improper use of this system may result in administrative, criminal or other corrective action. By continuing to use the systems you indicate your awareness of and consent to these terms and conditions of use”.
Ce qui est marrant dans le fait
d’avoir un blog, c’est de regarder les statistiques afin de voir quel genre de
personnes le visite.
Aussi étrange que ça puisse
paraître, oui, il y a des personnes qui regardent et peut être même lisent mon
blog.
Dans les statistiques on peut
donc voir les mots clés tapés sur Google ou Yahoo… grâce auxquels les visiteurs
sont venus sur mon site.
J’ai donc un peu de mal à
comprendre comment quelqu’un ayant tapé « barbecue norvégien » soit
tombé sur mon blog, de même pour celui qui a tapé « acheter un taxi à
chinatown ». D’ailleurs quel genre de personne peut bien
rechercher un barbecue norvégien ou à acheter un taxi à chinatown ??
Franchement, on se le demande…
J’aurai pu tomber sur le
professeur anti-conformiste, alter mondialiste, génération post-hippies,
soixante-huitard égaré ou sur même un businessman fou en mal d’aventures
boursières.
Ou pas.
J’ai donc choisi le modèle
d’américain dont on peut avoir peur. Un exemple n’est pas une règle,
rassurez-vous. Mais celui-là inquiète…
Mon avis sur une question
sensible : la globalisation
La globalisation est un fait.
Certes.
La globalisation est génératrice
de progrès pour nombre de pays mais aussi d’acculturation, d’appauvrissement de
certaines cultures, de davantage d’échanges internationaux… Qui dit plus
d’échange, dit plus de transport, plus de pollution, plus de réchauffement…
Anyway,
Ça c’est l’avis du plus grand
nombre. Je ne rentrerai pas plus dans les détails, le but n’est pas là de vous
donner mon avis car ce serait un peu long.
Pour un certain Mr L.,
appelons-le ainsi, la globalisation est la meilleure chose qui soit arrivée au
monde. La globalisation est un fait depuis l’origine de l’humanité. Sans même y
penser, l’homme préhistorique faisait un pas en faveur de la globalisation en
quittant sa terre natale l’Afrique pour s’installer sur les continents que nous
connaissons aujourd’hui.
Non, il n’est pas du tout du
genre à pousser le bouchon comme on dit…
Sa bible est un livred’un certain Jagdish Bhagwati, In Defense of Globalization. Une des premières phrase de ce livre
affiche “Globalization, when properly governed, is in fact the most powerful
force for social good in world today”. Non, il n’est pas du genre à
aller loin le bonhomme.
Alors, il essaie de se justifier
et parfois, on a peur.
S’il s’agissait là du seul point
sensible, sans devenir ami, on pourrait parvenir à discuter.
Mais il nous a sorti mieux
l’asticot.
Le réchauffement climatique est
une illusion.
Ayant pour preuve un article de
journal datant de 1975 parlant du refroidissement de la planète pour la fin du
XXe siècle. Les scientifiques s’étant trompés il y a trente ans, il en est de
même aujourd’hui. Tout ça n’est qu’histoire de gros sous. Kyoto ne sert à rien
si ce n’est à dépenser de l’argent.
Merci Mr L., avec ça, on avance.
Le cross cultural management, ça
s’apprend. Ici, c’est tous les jours qu’on y est confronté. Pas toujours volontairement d'ailleurs…
Je dois avouer qu’avant d’être
ici, les seuls allemand(e)s que je fréquentais étaient françaises. Petit clin
d’œil, elle se reconnaîtront. Alors à passer des heures à discuter on apprend
des tas de choses. On croit commencer à comprendre un peu les personnes, à
imaginer dans quel cadre elles ont l’habitude de vivre… Et comme toujours, on
peut avoir des surprises. Au détour d’une discussion enflammée sur la globalisation
(avec notre fameux Mr L.), un spécimen germanique en voie de disparition nous
annonce le plus simplement du monde qu’Hitler ce n’est qu’un léger accident,
l’évolution de l’Allemagne aurait été grosso modo la même sans lui… Restons
calme.
Puisque je n’abandonne pas si
facilement, j’essaie de comprendre les motivations de ce jeune homme qui semble
pourtant inoffensif. Ça partait d’une bonne intention. Vous noterez que je
passe beaucoup de temps à parler…
N’essayant pas le moins du monde
d’infirmer ce qu’il a annoncé pendant le cours, il a sorti la phrase qui m’a
fait abandonner : « Si Hitler était resté au pouvoir, l’Allemagne
serait plus grande aujourd’hui ».
Certes, c’est un fait. Merci d’y
avoir pensé. Au revoir.
Heureusement que je sais que tous
les allemands ne sont pas ainsi…
Illusion… quand tu nous tiens.
Avant mon deuxième entretien à la DC Courts, j’ai
forcément pris rendez-vous avec l’Attorney Advisor que je devais rencontrer.
Voix chaude, presque suave, chantante et joyeuse. Alors là, je me fais l’idée
d’une californienne type et m’imagine sa vie. Ses deux meilleurs amis doivent
certainement être son fer à lisser et son lip gloss. Je sais, je me fais vite
des idées…
Vendredi dernier, 9h. Réveillé
plus par l’efficacité du RedBull que par mon chocolat chaud du matin, j’arrive
au Tribunal et cherche ma Californienne.
Oui, je m’approprie vite les
choses. Ma Californienne ;-)
Une personne arrive. Je cherchai
un mot neutre mais j’ai du mal à trouver. (Basse tentative pour immiscer un peu
de suspens…). Elle arrive vers moi, je mets un certain temps avant de réaliser
que c’est la personne que je devais voir. Certes, elle doit faire 1,75m, mais
de circonférence. L’archétype de la mama black toute joviale. Une carrure qui
aurait découragé même Mike Tyson de lui manquer de respect. Je me remets de mes
émotions et après une heure d’entretien avec elle, après qu’elle m’a raconté sa
vie, celle de sa sœur qui a étudiée en France, et ma future propre vie au sein
du Tribunal, elle me libère.