Afin de profiter comme il se doit
du Labor Day, fête du travail fixée chaque année au premier lundi de septembre
par contradiction avec les pays qui ont institué cette fête le 1er
mai, nous sommes donc allé voir un match de Baseball.
Les Nationals aussi
appelés les Nats, équipe de DC, anciennement équipe de Montréal qui a décidé de
passer la frontière.
Déjà là, vous vous dites que ça
n’a pas l’air simple.
Là commencent véritablement les
problèmes. Tout le monde en France, ou presque, croît connaître le Baseball.
Mais qui croit connaître les règles ? Honnêtement ?
Je crois bien que même avec les
explications avisées de nos amis américains, après plus de trois heures de jeu,
on n’a toujours pas compris la moitié des règles. Ou bien, nous avons du mal
avec la cohérence.
Comment comprendre qu’un lanceur doivent lancer une balle au
joueur de l’équipeadverse afin que
celui-ci ne la rattrape pas. Bref, c’est la cata.
Les américains vont en famille au
match mais le regarder n’est qu’accessoire. Il y a tant d’autres choses à
faire:
- Tenter d’attraper une balle au
vol.
- Aller acheter des litres de soda,
de Bud Light ou des kilos de poulet frit à des prix qui dépassent celui du
billet d’entrée.
- Acheter les tenues complètes, les
casquettes, les minis battes, les t-shirts…
Après vient donc le jeu. Etant
donné que neuf fois sur dix, le batteur loupe la balle, il faut bien ajouter un
peu d’animation. Alors vive les courses de mascottes, la musique qui invite
tout le monde à taper dans les mains, les écrans géants qui scandent
« make noise »…
Si je n’avais du regarder que le
match, je crois que je me serai endormi au bout de 4 secondes.
Le Baseball doit
certainement être le sport le moins sportif après la pétanque.
Mais l’animation, les jeux etc,
font de cet événement une distraction incroyable à faire... une fois…
Vous pourrez noter au passage la
spéciale dédicace que je me fais à moi-même avec les deux joueurs 28 et 10. Qui
est pro des dates d’anniversaire ? ;-)
Vous remarquerez en outre qu’ici
les enfants commencent tout très jeunes…
Vous vous attendez certainement à
une révélation fracassante mais ce ne sera pas le cas.
Ce n’est qu’un petit post pour
vous prévenir que j’ai désormais trouvé l’endroit où je vais travailler à
partir de la semaine prochaine : District of Colombia Courts.
Message aux mauvaises langues qui
me rappellent que je suis venu ici pour étudier : « ne lisez pas cet
article ! ».
PARFOIS, on se demande dans quel
pétrin on a bien pu se fourrer. Cette question a été presque permanente
aujourd’hui.
Petit groupe de huit bonne
volonté, nous avons décidé d’aller tester un parc d’attraction à l’américaine.
Nous voici donc embarqué pour Six Flags, un parc au milieu de nulle part.
L’aventure au parc a débuté par
une attraction appelée « Superman ». On aurait du se méfier.
Elle doit durer moins d’une
minute mais j’ai eu le temps de croire que j’allais mourir un bon million de
fois, de réciter 12 742 fois le Notre Père, de penser à ma liste de course…
Journée incroyable avec des
montagnes russes folles, des piscines… en fait c’est plus un croisement entre
le parc Astérix et Aquaboulevard.
Ici, chercher un travail pourrait
presque s’apparenter à un énorme plaisir. Alors qu’en France toute recherche
doit rester très formelle, très administrative, presque coincée, ici on peut se
permettre beaucoup plus de choses.
J’ai envoyé plein de cv. Pas drôle
comme exercice. Alors je suis passé aux coups de téléphones et aux visites
directes des entreprises. Qui se permettrait en France d’appeler directement un
DRH ou de passer dans l’entreprise de son choix et de dire : « Bonjour,
j’aimerai faire un stage dans votre entreprise, pourrai-je rencontrer quelqu’un
des ressources humaines ? ». Incroyable mais vrai. Et étant donné que
ça marche, je me retrouve avec plus d’entretien que prévu, je n’arrive plus à
fournir !
Tout semble tellement plus simple
que j’ai parfois l’impression que le travail n’est pas un problème ici pour les
gens qui ont des diplômes. Ok, c’est une idée toute faite puisqu’il y a quand même
du chômage mais à rencontrer les entreprises, je les sens avides de nouvelles
rencontres en particulier avec des étrangers. Aussi incroyable que cela puisse
paraître, on m’a dit surqualifié pour plusieurs job que beaucoup d’entre nous aimeraient
avoir en France.
Alors forcément… je me mets à
avoir des exigences !
J’ai déjà été accepté à plusieurs
endroits, j’attends demain une dernière réponse pour faire mon choix. Je râle comme
d’habitude car ce n’est pas ce qu’il y a de plus existant que de chercher un
job, mais avoir autant d’entretiens et de propositions en moins d’une semaine ça
tient presque du miracle.
Surtout, le fait qu’il y ait
écrit « Sorbonne » sur mon cv leur donnerai presque envie de dérouler
le tapis rouge… bien drôle !
Sous les tropiques, il y a le soleil, les pluies torrentielles, les arbres, les bêtes sauvages, les trucs qui piquent, les bruits étranges…
Avant d’arriver à Washington, j’ai eu droit aux regards compatissants de bon nombre d’entre vous. Oh, il va faire froid, et puis tu vas avoir de la neige… en hivers, peut être, mais l’été…
Tu penses…
Pour l’instant il fait 85°F (ne me demandez pas ce que ça fait en Celcius…). C’est chaud, d’autant qu’il y a environ 8000% d’humidité.
Le soir, pluies torrentielles et éclairs. C’est un temps étrange mais je vais m’y faire.
Le corollaire inévitable de ce temps est bien évidemment la présence de bête un peu bizarre, du genre…blattes… Je me suis d’ailleurs fait agresser par une d’entre elles. Expérience étrange que celle d’avoir une blatte sur la tête. Mais bon, je ne suis pas parti pour être comme à la maison…
Vendredi on avait un barbecue de
prévu sur le campus avec toute la promo.
Le soir.
C'est-à-dire 17h.
Beaucoup de nourriture, un DJ, des t-shirts de
l’université à gagner… hum… palpitant jusqu’à la fin.
A 20h.
Alors, on s’est tous retrouvé
pour parler dans des langues que d’ordinaire je ne parle que
sous la torture. Trois
mots d’allemand, autant de danois, de suédois et de norvégien.
C’était très très fort.
Et puis, étant donné que l’on n’avait
rien à raconter, que personne n’était bavard, ça s’est terminé très très tard.
Il était déjà 18h à Sydney.
Forcément, j’ai eu la bonne idée
de me lever à 9h heure locale pour faire du sport. Oui, oui, du sport vous avez
bien entendu. Je me surprends moi-même. D’autant que c’est la troisième fois
cette semaine.
Je suis obligé d’interrompre le
programme de diffusion des récits des vacances pour vous faire une confidence.
Oui, Beverly Hills comme la série
tv. J’ai l’impression d’être dans un film, mais plutôt du genre soap opera que
blockbuster.
Mes voisines de chambrée s’appellent
toutes Kelly, Betty, Kimberly, Kathy, Jennifer…
Il ne manquait plus que Brandon à
l’appel.
Faute réparée, j’en ai rencontré
un sur le campus.
Même moi, je ne sais plus trop si
je suis acteur dans ce film ou simple spectateur. Une américaine dont le nom ne
m’a pas marqué, est venue me voir me disant : « hey, tu sais que tu
ressembles à Peter Petrelli ? ».
Pour les non initiés, Peter est
le fameux Flying Man dans Heroes, le petit frère de Nathan.
Et puis, à quoi bon garder mon
vrai prénom ?
Cherchant désespérément un stage,
j’ai bénéficié d’un conseil avisé de mon professeur. Changer de prénom. Oui,
Guillaume c’est trop compliqué.
William c’est mieux. Désormais
sur mon cv, je m’appelle donc William. Tâchez de vous en souvenir.
Je n’ai plus qu’à me souvenir
moi-même… au cas où un employeur m’appelle sur mon portable. Je pense qu’il
vaut mieux que j’évite de répondre, « non, il n’y a pas de William ici,
vous avez du faire un faux numéro… »
New York, Newww Yoooooooork,
comme disait Sinatra… D’accord, New York, ce n’est pas les Etats-Unis, ok New
York c’est la seule, l’unique, la
Big Apple, la ville folle, blablabla. Mais quand même là, ils
y ont été un peu fort ! Tout est à New York, tout se trouve, tout se vend,
tout s’achète, tout se côtoie. OK.
On parle toujours de la pseudo
exception culturelle française, de notre métissage soi-disant unique, j’en
passe et des meilleurs… Arrivé à New York, on se rend rapidement compte que
notre Paris est bien calme et relativement homogène. C’est du moins
l’impression que j’en ai. Ici, multitudes de limousines, et 4x4 opulents
côtoient les vendeurs à la sauvette de bouteilles d’eaux fraîches ou de
parapluies suivant la
météo. Pourtant, le business est partout. Journée
chaude : $1 la
bouteille. Journée grise : $1 les 2 bouteilles. Comme à
la bourse, ou presque.
Là, on se rend compte que ce que
l’on pourrait appeler l’américain de base, pas le type moyen, non non, vraiment
celui de base, et bien celui-ci semble encore plus de base qu’à Paris. Bon,
j’en conviens, ça fait un peu cliché, un peu brut de décoffrage ; mais la
réalité m’apparaît ainsi. Dans mon cas, ces personnes étaient pour l’essentiel
serveurs, vendeurs…
Et puis je vous vois venir avec
vos gros sabots, vous allez me parler des minorités issues de l’immigration
mexicaine, chinoise et autre ; pas la peine d’aller plus loin. Je vous
arrête de suite ! Epargnez votre salive pour écrire d’autres commentaires
et ne tombez pas dans les poncifs sans cesse ressassés dans la presse
française. Je disais donc que toutes les tâches semblent cloisonnées, une
personne assignée à une tâche ne doit pas en sortir, et l’on sent que pour
beaucoup, même si elle le souhaitait, elle ne le pourrait pas. Ainsi, dans
certains resto, j’ai vu des personnes payées pour une seule tâche : servir
des verres d’eau. Ne riez pas, ne criez pas au scandale, au mensonge ou à la
duperie, je vous l’assure.
Etape 1 : rentrer dans le
resto.
Etape 2 : se faire
accompagner à une table
Etape 3 : attendre la carte
amenée par une serveuse
Etape 4 : attendre que la
personne en charge des verres d’eau vienne proposer ses services.
Etape 5 : accepter les verres
d’eau.
Voilà, vous venez d’expérimenter
la serveuse aux verres d’eau. Aussi incroyable que ça puisse paraître, cet
exemple n’est pas un cas isolé. Les tâches sont parcellisées, découpées pour
laisser le moins d’autonomie possible. Il en est de même dans les supermarchés
pour les personnes employées à mettre les courses dans des sacs. Presque toute
tâche peut créer un emploi ici. Normal qu’ils n’aient pas de chômage…mais ça
n’aide pas au développement personnel.
Autre exemple : dans un
salad bar, après avoir fait composer ma salade par un serveur de salade, je lui
demande une bouteille d’eau. Chose incroyable ! Franchement, commander une
bouteille d’eau dans un endroit qui vend de la nourriture à emporter, quelle
idée ! Le serveur me demande donc de répéter. Je me dis, tiens, mon accent
anglais serait-il en vacance, pour qu’il n’ait pas compris. Je répète en
faisant un effort de prononciation. Ahuri, le regard fixe, le serveur ne
comprend pas. Il cherche sur sa carte d’ingrédients pour salades une
« bottled water ». Il ne risquait pas de trouver. Heureusement, dans
un éclair de génie, une intercession divine, un élan de grâce bref, un miracle,
il a réalisé qu’il s’agissait d’une bouteille d’eau.
En fait, c’était normal. La
bouteille d’eau était la tâche de sa collègue de gauche. Il n’avait pas
d’ingrédient « bouteille d’eau » dans ses salades.
Là, vous vous dites, « ça
fait quand même un peu beaucoup, il doit exagérer ». Pourtant non. Je
n’insisterai pas davantage sur la véracité de mes dires. Venez vérifier.
Et bien non, New York ne semble
jamais s’arrêter une minute. C’est un charme pour ceux qui vivent jours et
nuit, une aubaine pour les commerçants mais pour un touriste c’est fatiguant.
Je préfère ne pas imaginer les habitants. Sans cesse des sirènes. Un moment, c’est
un camion de pompier, celui d’après une ambulance puis la police… ça n’arrête
jamais.
Ça doit très certainement être
génial pour les habitants en mal d’occupations. Il doit y avoir des tas de
concerts, d’expos un peu partout… mais pour un touriste…
Dans l’ensemble, hormis les
chauffeurs de taxis new-yorkais, les américains sont serviables, volontaires et
travailleurs. Bon, mon expérience des chauffeurs de taxis de New York n’est pas
non plus forcément exemplaire. Qu’il ne sorte pas pour prendre les bagages,
c’est moyen, mais qu’en plus il ne les décharge pas, c’est un peu limite.
Quoique. Qui prendrait un taxi pour faire, aller, un bon 500 mètres à pied ?
Je vais tenter de ne pas prendre
de telles habitudes car avec ce qu’on mange ici, je risque de revenir avec,
grosso modo, le double de mon poids de départ. Les plats pour un se partagent à
deux, parfois à trois. Qui leur a dit qu’il fallait servir de telles
quantités ? Pourquoi dans les snacks bars, 2 litres de Coca sont-ils
moins chers qu’un litre d’eau ?
Une seule chose me rassure à peu
près. J’ai, presque, l’impression d’être riche ici. Avoir autant de billet
donne l’impression de moins regarder. Bon, ok, ce sont des billets de $1, mais
quand même. Le problème c’est que rien ne coûte $1.
New York c’est un peu de lustre,
quelques paillettes, deux ou trois bannières étoilées en guise d’assaisonnement
et puis des buildings.
Bon ok, c’est un peu réducteur et
puis cinq jours c’est court pour vivre une ville et presque trop long pour la voir. Car finalement,
qu’y a-t-il à voir ?
Des immeubles tous plus hauts,
plus brillant et imposants les uns que les autres. Une statue of Liberty qui
semble petite eu égard à la taille de son socle. Et oui, sur une fraise avec de
la chantilly, on a toujours tendance à vouloir qu’il y ait davantage de
chantilly que de crème, non ? Là, pareil. Seule différence, la statue est
attaquée par des hordes de touristes sauvages armés d’appareils photos. Des
nuées de japonais en visites sauf qu’il y a peu de vrais japonais.
Quoi d’autres ? Broadway
comme dans les films. Idem pour les taxis jaunes. Seule différence : j’en
voyais quand même moins. Que ce soit sur Broadway ou dans n’importe quel autre
quartier de Manhattan, on a vite l’impression qu’il y a plus de taxis que de
voitures particulières. Pour ces dernières, c’est une course ridicule à la
taille et aux jantes qui brillent. Alors ici, pas de Twingo, peu de Mini, pas
de Smart mais essentiellement des 4x4 face auxquels nos petits Jimmy, X3 et
autres consorts ont l’air de Fiat 500. Le must du must de nos amis pseudo
gangster : les jantes taille basse sur des 4x4 Cadillac ou GMC. Bien sûr,
ça ne saurait aller sans le bar sur la banquette arrière, l’écran de télé et
les basses du rap qui feraient retrouver l’ouïe à un malentendant… Tout est
représentation et démonstration. Triste à mourir.
Et puis il y a le New York
déchu : Little Italy réduit quasiment à une peau de chagrin par un
Chinatown envahissant. Il lui reste deux rues principales qui tentent de
survivre avec des restos qui au final ne paient pas de mine.
Le royaume du faux trouve quant à
lui place à Chinatown. Quand je pense que les Etats-Unis se prévalent d’être un
des pays les plus en avance en matière de lutte contre la contrefaçon…
déprimant…
Mais ce n’est pas tout Chinatown.
Il y a le charme des enseignes en caractères chinois, les petits restos où il
vaut mieux ne pas chercher à savoir ce que l’ony mange, les boutiques où tout se trouve… Et le revers de la médaille. Un quartier sale,
pas entretenu ; les immeubles dégradés. On est loin de Broadway et des
paillettes. Ici, aucun artifice ne cherche à cacher les travers de ce quartier
qui a plus l’apparence d’une poutre que d’un brin de paille…
Heureusement, Greenwich, sans
être un quartier torride entretient un certain charme. Des rues étroites par
rapport à la moyenne. Des
immeubles bas en briques rouges, des escaliers de secours le long des façades.
Oui oui, comme dans les films !
Entre deux ballades dans ces
quartiers, je suis passé par une rue fameuse. Wall Street. Manifestement plus
fameuse par les frasques financières qui s’y déroulent et les destins qui s’y
jouent chaque jours que par la taille de la bâtisse.
Pas de quoi casser trois pattes à
un canard. En revanche, le Flat iron building lui est impressionnant. Bon, en
soi, ce n’est rien d’autre qu’un immeuble en forme de fer à repasser. Mais
lorsqu’on réalise sa hauteur et son âge, que j’ai d’ailleurs oublié, on
comprend mieux la
performance. C’est un peu comme l’Empire State Building. Une
sorte de Tour Eiffel en pierre. Un immeuble dont la base fait la taille d’un
pâté de maison, ça impose. Et puis, on apprend qu’il a été construit en moins
de 18 mois. Que c’était entre 1929 et 1930, juste après le jeudi noir.
Finalement, il impressionne !
Il y a aussi le non moins célèbre
Central Park, ses écureuils, ses joggeurs, ses arbres… Bon, c’est un parc
quoi ! Grand ok, mais un parc reste un parc.
A l’est de Central Park, le
Metropolitain Museum of Art. Que les amateurs d’art se rassurent il y a de quoi
faire. De même au Guggenheim ou au MOMA. Hormis le fait que le touriste doit
avoir la tête d’un distributeur automatique de billet, tout va bien.
Harlem, Brooklyn. Trop rapide
pour donne une vraie impression sur ces quartiers qui semblent s’ouvrir au reste
de la ville peu à peu. Plein de travaux, de restaurations, d’aménagements...
J’ai aussi réussi à aller
jusqu’au sud de Manhattan. Le site de Ground Zero. Quand on voit le trou qu’il
y a encore aujourd’hui, je préfère ne pas être venu juste après 2001… Et avant
que les travaux de la liberty tower ne soient achevés, il y a encore du boulot…
Pour l’instant, ils creusent… Forcément, pour ajouter un peu de pathétique à la
scène, un sdf joue la sonnerie des morts à la flûte. Sur ce site, on
réalise aussi la bêtise humaine. Non pas que je l’ignorai jusqu’à présent, mais
là elle apparaît plus flagrante encore. Et cette prise de conscience est
accentuée lorsque l’on fait attention au rythme auquel tourne New York. Des
millions de gens qui courent toute la journée pour ne rien créer d’autre de
tangible que des tonnes d’ordures. Il suffit de se promener dans les rues à
partir de 22h pour voir s’amonceler des tonnes de sac poubelle le long des
trottoirs. Normal, tout est jetable. Hormis dans les restaurants digne de ce nom,
la vaisselle, si tant est que l’on puisse appeler cela « vaisselle »,
est en plastique. Les américains, du moins ceux des grandes villes, boivent du
Starbuck à longueur de journée.On court
à notre perte mes enfants, moije vous
le dis.
Pourtant, de plus en plus
d’endroits se prévalent d’être attentifs à l’environnement en utilisant des
serviettes en papier recyclé, des tasses en plastique sans plastique… Le
protocole de Kyoto n’étant pas dans leurs projets immédiats, je pensai en voir
encore moins. Je vais en parler à Hilary, on ne sait jamais.
Premières impressions, rapides, pleines d’a priori puisque je n’y suis resté que deux jours…
A première vue, la ville semble immense. « Immense », pas au sens français du terme. « Immense » au sens américain. Qu’est-ce que le sens américain me dites-vous ? Je crois bien qu’il s’agit là d’une question que je ne suis pas près d’arrêter de me poser… Le sens américain c’est lorsqu’il faut 35 minutes de marche pour trouver le musée qui est « juste à côté » de celui où l’on se trouve ! Mais aussi les avenues à six voies, les petites rues n’en ont que deux…C’est une ville qui semble presque ne pas être humaine tant elle semble grande. Les trottoirs ne sont pas bondés, les gens marchent calmement. Autrement dit, on est loin de la rue de Rennes puissance 1000 que j’avais imaginé. Premier repas dans un resto, sandwich au homard. Ça surprend ! Chez nous le homard est une denrée que l’on prend le soin de mettre en valeur. Ici, le homard est d’un banal ! Alors, le mêler à de l’avocat, des tomates et des french fries ; où est le problème ?? D’ailleurs, en parlant de french fries, j’aimerai bien savoir où a mangé (en France) le cuisinier américain qui a décidé d’appeler les frites des French fries. Lorsque vous verrez à quoi ressemblaient mes french fries, vous comprendrez pourquoi elles étaient servies par trois…
Beaucoup d’inattendu donc pour ce premier jour, des a priori qui n’étaient pas forcément vrais, du moins pour Washington DC...
La suite, au retour et dans les mois qui viennent…