Je sais, j’ai à peu près deux siècles de retard dans l’écriture. J’étais parti en reportage spécial, me mettre dans la peau du vernaculaire, endosser le costume du vrai monstre d’halloween, errer dans les rues de New York, partir en quête d’une preuve de l’automne dans Central Park. Bref que du grand art que vous allez découvrir dans les articles à venir.
Pour commencer donc, Halloween. Non pas à l’université, mais dans le quartier de Georgetown. Quartier branché s’il en est, Georgetown est d’ordinaire un quartier qui malgré tout, est relativement calme. Pour Halloween, adieu calme, ordre et tenues hype. Le royaume de la branchiture s’est transformé en erre de jeu de vampires, cruella et autres infirmières voluptueuses. Et oui, car malgré les apparences, ici Halloween n’est plus trop une fête ou il faut faire peur mais plutôt une fête ou il s’agit de se permettre ce que le puritanisme en temps normal réprimerait. Autrement dit, les gens laissent largement libre cours à leur imagination sur des déguisements plutôt osés qui n’ont pas grand-chose à voir avec Halloween. Ou alors si, il s’agit toujours de la fête de tous les saints, mais pas avec la même orthographe…
C’était donc quelque chose de grandiose à voir. Sociologiquement très intéressant… En revanche, les américains pour l’instant m’avaient toujours paru des gens très organisés, très carrés. Là, le contraire a été démontré. Malgré eux si je puis dire. Je pense pourtant que ce n’est pas la première année qu’une foule part à 500 et arrivée à 5000 à Georgetown. Nos amis les forces de l’ordre ont eu le bon goût de mettre des barrières de sécurité le long des trottoirs plutôt que de fermer les deux rues principales. Riche idée lorsqu’on sait qu’un samedi normal les trottoirs sont déjà trop étroits pour tout le monde. Les trottoirs se sont donc transformés en shaker géant où les gens étaient ballottés d’un côté à un autre sans trop pouvoir contrôler leur direction. Je crois qu’une bonne manifestation à la française apprendrait aux forces de l’ordre comment fermer une rue…