Il ne faut pas croire que je ne
fais que sortir. Parfois j’étudie, j’ai même obtenu un A à mon premier “paper”.
C’est ce qu’on appelle la classe américaine ! Il y a donc les conférences
dans diverses ambassades (Mexique, Botswana, Chili), dans les think tank, les
organisations internationales ou gouvernementales. DC est la ville rêvée pour
les organisations. Il y a celles qui sont certainement utiles, et puis celles
qui même en cherchant bien n’ont pas vraiment d’intérêt. Après tout, au pays
des ONG il est normal d’en voir autant. Je me demande quand même comment
certaines font pour obtenir autant de subventions, qu’elles soient publiques ou
privées. Elles sont toute situées en plein centre de Washington dans des
immeubles somptueux avec des salles de réunions à faire pâlir celle de nos
grands groupes français. Bien sûr, on est aussi au pays où il faut en imposer.
Tout est basé sur la
représentation. Le luxe des locaux semble être le corollaire
de l’attribution de subventions. Le moindre business analyst y écrit des
“papiers” que bien entendu il publie. Tout apparaît comme étant tellement
facile… Je crois que la communauté française de l’université aurait dû monter
une ONG afin d’obtenir quelques millions de dollars, on aurait pu se payer une
voiture avec chauffeur pour nos visites, et puis tant qu’on y est, des chambres
un peu plus luxueuse, un vrai cuisinier, des américains non texans… Oui, car il
faut bien parler des choses qui blessent. La cuisine tout d’abord.
Franchement, la population américaine s’étonne d’être touchée par l’obésité.
Perso, je ne suis pas vraiment surpris. Je m’étonne même que plus ne le soient
pas. L’huile est une religion, dans les pâtes mais aussi pour faire cuire des
saucisses ou des blancs de poulet, les sodas sont moins chers que l’eau, une
gaufre sans sirop d’érable ou sans beurre de cacahuète n’est pas vraiment une
gaufre. J’ai réfléchi un peu et ai réalisé qu’on fait de l’huile avec les
cacahuètes. Le beurre de cacahuète ne serait-il donc qu’une sorte d’huile en
pâte ? J’ai essayé, une fois. Autant dire que ce moment a comme par hasard
coïncidé avec la dernière fois. J’ai aussi tenté la gelé. Oui, la gelé,
rouge ou verte fluée, collant à la cuillère lorsqu’on la retourne. Il paraît
que pendant la guerre du Vietnam certains soldats s’en sont servi comme
explosif… allez comprendre ;-) Il faut bien reconnaître un avantage à être ici.
Il fait toujours entre 25 et 32°C,
j’apprécie d’être en t-shirt, flip flop, de manger des glaces italiennes avec
de la chantilly, de m’allonger dans l’herbe, de dormir sans couette… Et puis on
a aussi toujours les fruits d’été, fraises, raisins… que du bonheur !!!