Ce n’est pas parce que je me déplace dans New York
City en Lincoln Navigator Limousine que je loge dans des palaces…
Dans les auberges de jeunesse qui me servent de
maison, on rencontre des personnages fascinants, parfois, énervants, souvent,
ou haïssables, généralement les jours où on y est. Enfin, certains diront,
c’est ça la bohème, que ça fait partie du jeu d’aller en auberge de jeunesse.
Ou pas.
Dans mon auberge de New York, il y avait donc des
spécimens assez intéressants. Il y avait tout d’abord nos deux amis indiens
bizarrement surnommés les Pakis. Certainement pour brouiller les pistes. Notre
côté espion à 2 dollars sans doute. Rythme de vie assez étrange quoique
beaucoup plus sain que le mien. Couché 9h, levé 4h, sans même besoin d’un
réveil. Hormis le fait qu’ils se levaient à l’heure à laquelle on tentait de se
coucher, il n’y a pas grand-chose de délirant, je vous l’accorde. Mais bon, nos
deux spécimens sont tout de même parvenus à faire baliser notre cher Arny (il
souhaite rester anonyme) lorsqu’ils se réveillaient en pleine nuit pour prier
assis en tailleur sur leur lit. J’entends déjà de loin vos cris m’accusant
d’intolérance, de misanthropie ou pire de ne pas accepter leur religion. Rien
de tout ça ne m’est en fait venu à l’idée. Ils avaient juste une tendance à
manier l’égoïsme avec dextérité. Du genre réciter leurs prières à haute voix,
prendre des douches pendant 40 minutes pendant que trois autres personnes
attendent, passer des coups de téléphone en pleine nuit…
Et puis, il y avait aussi le genre « cette
chambre, c’est un peu chez moi ». Trois uruguayennes pour ne pas les
citer. Du genre qui rentrent forcément plus tard que nous (si si, ça
existe !), se croient chez elles alors n’hésitent pas à faire plein de
bruit histoire de ne réveiller personne, décident de faire leur bagages à 7h du
matin alors qu’elles ne partent pas de l’auberge. Bref, un vrai bonheur. Je
vous en souhaite de pareils, mais avec chambre privée, matelas moelleux, draps
en satin et oreillers en pagaille.