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Prénom DC et d'ailleurs
Age 24
But du voyage Expatriation
Date de départ 02/08/2007
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Durée du séjour Qui sait?
Nationalité France
Description
Note: 4,8/5 - 78 vote(s).


Pays visité(s) :

Tous
Etats-Unis d'Amérique (Carte)
Italie (Carte)


Localisation : Etats-Unis d'Amérique
Date du message : 26/11/2007
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 Roadtrip

Vivre à DC peut donner l’impression de réaliser de formidable voyages en l’espace de quelques jours seulement. Du fait que Washington soit une ville-district, à peine sorti de la ville on se retrouve propulsé dans un autre état, la Virginie ou le Maryland pour les deux plus près. Un autre état soit, mais ce qui surprend vraiment c’est la diversité des paysages. A peine une demi-heure de voiture suffit pour se retrouver en pleine forêt, comme perdu au milieu de nulle part sans aucun indice permettant de savoir que la capitale du pays est toute proche.

Great Falls Park, Virginia

Notre petite bande de joyeux lurons s’est donc rendue à Great Fall Park en Virginie, à l’ouest de DC. C’est un park naturel ayant pour principal attrait ses forêts et surtout les fameuses chutes du Potomac comme sont nom l’indique. Paysage torturé, cours d’eau accidenté, on a peine à croire que la ville est si proche. Le Potomac révèle une image bien différente de celle que je connaissais, c’est-à-dire, le petit fleuve tranquille où faire de l’aviron le week-end. Comme vous pouvez le voir un peu sur les photos, il y a quasiment plus de roche que d’eau. C’est impressionnant, surtout lorsqu’on assiste au passage d’un intrépide kayakiste ayant décidé qu’il trouverait l’endroit où passer sans mourir à peu près douze fois. D’ailleurs peut-être que ce fameux téméraire que nous avons vu était assisté des voix des sages ancêtres indiens puisque cet endroit justement était une zone de commerce pour les indiens du coin et les premiers colons. Drôle d’idée.

Forcément, un tel paysage n’attire pas seulement les citadins en mal de randonnées pédestres ou équestres mais aussi les peintres kamikazes, les géologues, les botanistes ou même nos amis amoureux des bêtes. Je dois vous avouer avoir été heureux de ne pas avoir été un mulot, je me serai aussitôt faire gober par un des aigles qui tournaient au-dessus de nos têtes. Pas très glamour. Je sais, Europ’ Assistance est toujours là en cas de besoin, mais j’aurai eu du mal à paraître crédible en expliquant mon histoire. Bref, le Potomac tel que je le connaissais, c’est-à-dire dompté et navigable n’est ainsi qu’au abord de DC. Dès 1784, la Patowmack Company a débuté la construction de cinq canaux pour le rendre navigable. Ce paysage de chutes est donc sa vraie nature. Ils étaient persuadés que l’aménagement du lit du fleuve et la création de canaux pourrait stimuler le commerce entre l’est et la vallée de l’Ohio. Autant vous dire tout de suite que ça n’a fonctionné que pendant les 26 années des travaux, jusqu’en 1806. C’était sans compter sur le ferroutage et les autoroutes qui finalement coûtaient moins cher et étaient plus rapide. Donc gros échec de ce projet de canal inabouti qui nous permet aujourd’hui de voir ces chutes impressionnantes.

On a donc profité du temps magnifique qui nous était offert pour faire une ballade en forêt le long des chutes. Hummmm ça manquait !

Les routes près de Great Fall Park Un peintre intrépide! En communion avec la nature

Baltimore, Maryland

Contrairement à mon second voyage à New York qui avait changé mon idée sur cette ville folle, mon second voyage à Baltimore m’a conforté dans mon idée. Il n’y a rien à voir, rien à faire. Passez votre chemin, ne vous arrêtez pas, même à la case départ et n’empochez pas 20 000 dollars. Hormis l’aquarium qui, je le reconnais, vaut le détour et peut être aussi le musée d’art, il n’y a strictement rien à faire à Baltimore. Lors de ma première visite, j’avais eu la chance de bénéficier d’un temps ensoleillé et chaud. L’histoire se répétant mais toujours avec des nuances, ce jours-là, il n’y avait pas vraiment de soleil, ni de chaleur d’ailleurs. Ok, le port n’est pas laid, d’accord la bute où trônait l’ancien fort permet une vue sur la ville. Mais hormis cela, rien. Une fois au sommet de cet butte, on se rend d’ailleurs compte à quel point il n’y avait aucun intérêt d’y grimper. Nous en somme donc parti, presque aussi vite que nous en sommes arrivés, c’est-à-dire bien peu rapidement à cause des embouteillages dus à Thanksgiving Break et aux limitations. Ayant d’ores et déjà eu une expérience avec les forces de l’ordre de Baltimore à l’aéroport il y a quelques semaines, nous voulions éviter tout risque. On a bien fait. Lisez la suite.

Baltimore!

Annapolis, Maryland

C’est un peu la ville d’Anna. Problème : je ne sais pas qui c’était bref. Annapolis est plutôt réputée pour la présence de la Naval Academy que pour cette fameuse Anna alors, qu’elle aille au diable.

Quoiqu’il en soit, c’est une petite ville portuaire plutôt sympathique. Des bâtisses de deux voire trois étages, peintes dans des couleurs qui la font se rapprocher davantage d’un décors de cinéma et de Georgetown que d’une ville habitée. Malheureusement, étant donné qu’on prévoit toujours tout d’une façon très rationnelle, on n’avait pas pensé que le musée de la Navy serait fermé à 17h. On a donc manqué le principal intérêt de cette ville. Ça ne nous a pas empêché de nous balader dans sa petite ruelle tortueuse ! Oui, ça fait du bien de retrouver une vraie petite rue, presque commerçante, presque tortueuse au lieu des boulevards habituels taillés à la serpe. Après une courte réflexion, je crois bien que c’est une des choses qui me manque des villes européennes, les ruelles dans lesquelles se perdre, celles dont on ne voit pas le bout car elles sont torturées, sinueuses, se divisent, se rejoignent. C’est sans doute aussi pour cela que les américains aiment tellement le quartier latin. Un quartier où l’on peut se promener à pied et au milieu de la rue tant les trottoirs sont étroits. Elles ont du charme, du moins je leur en trouve.

Cherchant dans cette ville un endroit où nous sustenter pour le dîner, nous avons finalement repris la voiture direction Alexandria, les prix nous ayant rapidement aidé à choisir…

La rue pas droite d'Anapolis La Belle Cézanne? C'est sensé vouloir dire quelque chose?

Alexandria, Virginia

Alexandria peut quasiment être considéré comme un quartier de Washington DC tellement elle en est proche. Elle y est d’ailleurs relié par une des lignes de métro, la rouge, au nom de station évocateur : King’s Street. Qu’est-ce donc ? Tout simplement l’unique rue commerçante de cette petite ville plutôt huppée accolée à DC. Pour fuir la foule quasi inexistante de DC, la solution est donc de s’installer dans ce quartier-ville plutôt semblable à Georgetown mais en plus vivant je dirai. Contrairement à Georgetown qui n’a pas vraiment un charme fou, deux énormes avenues se croisent : M Street et Wisconsin Avenue. King’s Street a l’avantage d’être plus étroite, et surtout, choisie par des boutiques dignes de ce nom. On y trouve notamment des antiquaires de meubles français, des restaurants de toute sorte, des boutiques de décorations tendance maison du monde mais en format boutique de centre-ville : 50m².

Agréable aussi est la petite ballade le long du Potomac et des pontons où quelques bateaux dont un restaurant sont amarrés. Ça change tellement des villes américaines qu’on a l’impression d’être totalement ailleurs. Les rues adjacentes à la rue principales sont très résidentielles, abritant de superbes maisons, pas forcément grandes, mais dans un style typiquement britannique qui n’est pas sans rappeler Boston ou Notting Hill. En beaucoup plus petit bien évidemment. C’est certainement mon coin préféré, là où le calme côtoie l’animation, où le chic se mêle au populaire. Bref, j’aime beaucoup. On a donc fini notre soirée dans un restaurant à tapas prenant pour trois un plat pour deux. Proportions américaines obligent, on a eu du mal à terminer…

Alexandria, Virginia Alexandria les bors du Potomac à Alexandria

A présent que je vous ai vendu du rêve, il faudrait que je vous donne l’envers du décors. Du genre, notre arrestation, le soir à notre retour, à 50 mètres du campus. Je pense sincèrement qu’on a joué de malchance avec les forces de l’ordre dans ce pays. Trois locations de voiture depuis octobre, trois arrestations. Bon rythme. J’espère qu’il n’en est pas de même pour vous en France autrement vous n’auriez rapidement plus de point sur votre permis. On a donc eu la chance de cumuler trois infractions pour cette dernière arrestation. On s’était dit qu’il fallait terminer en beauté. Donc, 50 mètres du campus, un giros et un pti coup de sirène plus tard, on se range mais pas de suite. C’est là le premier problème soulevé par notre ami cop. Bon, on a essayé de lui expliquer qu’on n’allait pas s’arrêter sur la file du milieu, il s’en fout comme de l’an quatorze. Mais la raison première de l’arrestation était de rouler avec les feux de position alors que nous aurions du avoir les feux de croisement. Oulala ! c’est grave ! On a aussi eu la bonne idée de tourner dans la rue du campus directement sans prendre la voie spéciale qu’on n’avait même pas vu. On cumule. Heureusement, de son plus bel accent français et avec son plus beau sourire, notre conductrice préférée nous a sorti de cette passe sans une amende ! C’est bien la première fois, d’ordinaire, rien n’est négociable… On vit dangereusement j’vous dis !


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